Mise à jour le 04/01/2012
Question surprenante dans un moment si traditionnel! Pour autant, faut-il se pâmer de ces paroles creuses : « le rire et les rêves de nos enfants doivent encore trouver le bonheur de s'épanouir » ou encore «...même si les conditions sont importantes...les petits bonheurs de tous les jours font les grands bonheurs »? Bienveillance du maire de Vaujours à condition de s'entendre sur la définition du bonheur et d'accepter que nos enfants gardent leur moufles en classe pendant l'hiver. Une journée de cours à 12°, ce n'est pas si terrible quand on n'a pas encore 10 ans, n'est-ce pas monsieur le Maire?

Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !
A Vaujours, le bonheur est un concept festif qui commence l'année par une grandiose cérémonie de voeux, censée faire "rayonner la ville". Pendant quelques jours, avant et après ce grand moment, les associations sont évacuées du complexe sportif pour permettre la mise en scène du Maire. Rien n'est trop beau, ni trop bon pour épater les visiteurs d'un soir et Vatel n'a qu'à bien se tenir (ndlr : ce n'est pas le nom d'un restaurant...). En dehors de quelques invités triés sur le volet, les valjoviens pourront toujours essayer de mesurer ce fameux « rayonnement de la ville» payé de leur poche. S'ils veulent du rayonnement peut-être en trouveront-ils davantage vers le fort de Vaujours...
Sachons profiter de ces "petits bonheurs" en participant aux différents concours et fêtes municipales qui enivrent la cité, en laissant de coté les vraies préoccupations des valjoviens. Au diable le manque de places en crèche et dansons la farandole ! Et quoi? Elles n'ont qu'à laisser tomber leur travail et mieux s'occuper de leurs enfants.
Et vous adolescents de Vaujours? soyez bienheureux! vous avez aussi votre semaine de la jeunesse. Pour votre plus grand plaisir, le maire chauffe à blanc le chéquier de la ville pendant quelques jours. Et le reste du temps, que vous propose-t-il ? Pas grand-chose à part compter les caméras de vidéo installées pour surveiller les « jeunes délinquants ». Dans le populisme municipal, il n'y a qu'un pas entre "jeune" et "délinquant".
Le bonheur est-il de pouvoir remplir son caddie dans l'enseigne la plus chère de France et de faire son plein d'essence sous le nez de nos enfants ? Les avis sont partagés mais pas l'ardoise qui est prise en charge par les contribuables valjoviens et nos braves commerçants dépités, mais soucieux de "maintenir de bonnes relations" avec le maire ...
C'est peut-être cet "excès" bonheur qui pousse nos agents communaux à fuir Vaujours. Le service public nait d'une vocation qui s'accommode mal de la démagogie et du mensonge. De l'agent au cadre, qui peut s'épanouir dans une administration tantôt livrée à elle même, tantôt dirigée à l'emporte pièce par untel ou unetelle?
Alors, pourquoi se souhaiter la bonne année dans ces conditions ? Je cite la réponse un peu cynique d'un certain "docteur-philo" :
* La première est que des forces extérieures peuvent se mobiliser pour aider celui à qui on souhaite le succès. Ces forces sont magiques - ou du moins surnaturelles.
* La seconde est que cette mobilisation ne s'effectue que grâce à notre souhait. C'est une opération magique de la parole.
* La troisième, c'est qu'il y a toujours quelque chose à espérer.
* La quatrième est qu'il faut cette mobilisation pour que l'espoir de réussite existe
Permettez-moi, au nom de toute l'équipe de Démocratie à Vaujours, de vous souhaiter simplement une bonne année 2012.
Jose DA SILVA











