Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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Conseil municipal du 24 juin 2010

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Comme pour les conseils précédents, je vous propose de retrouver un compte-rendu complet sur le site de notre équipe Aimer VaujoursL'ordre du jour était chargé avec une délibération importante sur le vote d'une procédure risquant d'endetter lourdement Vaujours, pendant plusieurs décennies. Par avance, je m'excuse auprès de ceux qui trouveront que je fais un peu trop de pédagogie dans cet article mais le CPPP est un système complexe et les enjeux sont capitaux pour notre petite ville.

Ambiance

J'ai pris un réel plaisir à entendre mes collègues d'opposition animer la soirée par des interventions justes et lucides. Je pense en particulier à M.Coste, M.Guillard et Mme Le Poder, sans oublier les autres conseillers qui ont travaillé en amont. Notre équipe, ayant eu l'occasion de s'exprimer sur la plupart des sujets traités, a choisi de cibler son intervention sur le PPP.

Le Contrat de Partenariat Public Privé

Le maire s'est mis en tête que 82% des rues de Vaujours sont à refaire avec les réseaux divers et les éclairages publics. Il doit même se dire qu'il peut les refaire avant 2014 (...) et faire payer la facture de 68 millions d'Euros aux valjoviens pendant 20 ans. Je précise que la somme de 30 millions que certains pensent avoir entendu, correspond à l'investissement initial auquel on ajoute les intérêts, les risques, etc. pour arriver a un loyer annuel de 3,4 millions d'Euros. En rediscutant avec une partie du public et quelques conseillers, il semble que l'information soit mal passée...



Bien-sûr qu'il y a des rues à refaire mais promenez-vous un peu dans Vaujours et jugez par vous même s'il y a 82% de voirie à refaire. La rue de Meaux n'est pas incluse dans le projet.

Donc, pour en revenir à la séance du conseil municipal, le maire choisit de passer cette délibération en 11ème et dernière position (...). Il choisit également de faire intervenir un bureau d'étude extérieur pour présenter l'évaluation préalable. Il semblerait, là aussi, que certains conseillers n'aient pas compris l'importance de ce document qui est le préalable légal à la procédure de dialogue compétitif. En quelque sorte, en votant sur la base de ce document, on "passe la main" au maire et son administration pour négocier dans le cadre maximum défini par l'évaluation. C'est la commission PPP, composée de 6 élus, qui donnera son avis sur les offres après le long processus de dialogue compétitif entre la ville et les entreprises candidates. Pour les élus, majorité et opposition, qui auraient le sentiment d'avoir été privés d'informations à cette première étape, on peut imaginer qu'ils en auront difficilement plus pendant la phase de négociation avec les candidats. J'invite mes collègues et lecteurs à consulter les documents en bas de page.

Personnellement, j'ai choisi de ne pas interroger le bureau d'étude parce que les questions-réponses étaient "hors séance", donc pas consignées au procès verbal. L'autre raison est que les intervenants étaient très orientés avec des informations un peu trop filtrées à mon goût (coûts réels, exclusions de prestations, risques, etc.). Le principe de faire intervenir un bureau d'études pour répondre à des questions d'élus me semble un mauvais point pour le maire. Comment être certain que le politique a réellement les capacités de maîtriser ce processus de dialogue compétitif face à des majors avides de ce type de contrats juteux pour elles? Que pesons-nous face à des négociateurs de multinationales?

Mon avis est que cette évaluation est beaucoup trop vague et permissive en l'état (approximations, exclusions, oublis, options coûteuses, durées exégérées, etc.). Le minimum eut été d'avoir un inventaire patrimonial précis avec des critères bien définis et une évaluation préalable vraiment ciblée sur les besoins . Au plus les besoins sont définis en amont, au mieux on matrîse les risques financiers.

J'invite chacun à se préoccuper de ce dossier, à le faire lire à des spécialistes de son entourage et à peser de tout son poids pour ramener le maire à la raison. Deux maires-adjoints n'ont pas suivi le maire et ont préféré s'abstenir...

Ci-dessous, le texte de mon intervention en séance municipale au nom de l'équipe "Vaujours en Marche". Merci à Christine et Marc pour leur aide. N'hésitez pas à me faire vos remarques où à me contacter.

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Chers collègues,

Monsieur le Maire

Lors du conseil municipal du 28 avril 2009, vous invitiez l’assemblée délibérante à se prononcer sur le principe d’un contrat de Partenariat Public Privé pour la réhabilitation de la voirie. A ce moment là, vous parliez d’une période de 7 à 10 ans.

Avant d’aller plus loin, je rappelle que le PPP, contrat de Partenariat Public Privé est un dispositif  initialement destiné à réaliser des projets présentant un caractère d’urgence ou de complexité justifiant le recours à un partenaire privé. Je précise également au public que mon intervention s’appuie sur l’évaluation préalable (80 pages) diffusée la semaine dernière et sur le rapport de présentation de la délibération qui fait 2 pages. L’inventaire du patrimoine, pièce maitresse des contrats Public Privé, élément stratégique qui permet de discuter « carte sur table », est absent de cette évaluation préalable.

Depuis 6 ans que ce dispositif PPP existe en France, on compte seulement 49 contrats signés à travers le territoire, dont 1 seul concerne la voirie, et plus exactement la réalisation d’un parking (Communauté d’Agglomération Castelroussine).

Le projet dont nous parlons pour Vaujours est unique en son genre car  il regroupe :

-       l’assainissement

-       la voirie

-       et l’éclairage public de toute la ville

On pourrait croire à la création d’une ville nouvelle au milieu des champs mais plus sérieusement, il nous faut convenir du caractère expérimental d’un tel partenariat.

 

Le rapport d’évaluation a été réalisé et estimé sur la base d’un état des lieux visuel qui ne prend même pas en compte dans son estimation les points suivants :

-       les futurs aménagements dans lesquels vous avez déjà engagé la ville (nouvelles habitations en face du collège, aménagement de la zone autour des tennis et du stade Jules Ferry, construction de logements sociaux en face du cimetière, construction d’une surface commerciale…) ;

-       la rue de Meaux, exclue du projet, dont il est à prévoir qu’à l’horizon de 10 ans elle deviendra une voie municipale ou intercommunale;

-       les rues en limitation de zone avec Tremblay en France ;

-       certains réseaux dont j’ai pu noter l’oubli dans l’évaluation (réseau d’eau potable).

-       les difficultés liées à la méconnaissance du sous sol de la ville. Que fait-on en cas d’effondrement de chaussée ;

-       les difficultés de circulation liées à un renouvellement complet des rues sur 3 ans…

-       les frais à la charge de la ville (arrachage des arbres, replantation, études…)

On relève des contradictions entre l’état visuel des voiries constaté par le bureau d’études et les chiffres avancés par la municipalité. Idem pour les montants d’assainissement qui ne correspondent pas avec les estimations du bureau d’étude SAFEGE, missionné en 2009.

La liste est longue mais ces quelques exemples suffisent pour affirmer que face à toutes ces incertitudes accepter un tel montage financier relève de l’inconnu et Vaujours n’a pas vocation, avec ses 6 000 habitants, à faire les frais pour 20 ans d’un tel contrat.

Car les frais il e st certain que les Valjoviens en paieront le prix. En effet le loyer annoncé du PPP qui doit donc être considéré comme le minimum que les valjoviens auront à payer s’élève déjà à :

-       3 400 000 Euros/an soit 1000 Euros par foyer fiscal

-       Ramené à 20 ans, cela nous donne un total de 68 millions d’Euros, soit 20000 Euros par foyer.

-       37 % des recettes fiscales de la commune estimées au dernier budget prévisionnel

Il est utile de rappeler qu’à ce jour la ville n’a toujours aucune garantie législative que la taxe professionnelle, supprimée cette année, sera compensée pendant 20 ans. Quand bien même vous avez pu l’entendre du maire pendant le débat d’orientation budgétaire ou le lire sur le MAG de Vaujours, il n’existe ni texte, ni loi portant sur un engagement de l’état pour une telle durée.

La taxe professionnelle représente à elle seule 75% des recettes fiscales de la ville... Je vous laisse réfléchir sur les moyens de trouver l’argent nécessaire au paiement du loyer en cas de désengagement de l’Etat qui, ne l’oublions pas, doit faire face à une crise sans précédent.

Pour finir nous rejoignons complètement ce que les consultants ont écrit en introduction de leur rapport d’évaluation à savoir : une commune de moins de 20 000 habitants ne possède pas les moyens techniques et administratifs pour assurer une maîtrise d’ouvrage totale et rapide mais je complèterai en disant qu’avant tout elle n’en possède malheureusement pas les finances…

Nous, conseillers municipaux, qui sommes appelés à voter aujourd’hui, quelle marge de manœuvre laissons-nous à nos successeurs ? Nous savons bien que la plupart d’entre nous quitteront le conseil municipal dans quelques mois, en laissant alors une belle ardoise. Pour qui ?

Plus politiquement, les futurs élus, peut-être certains d’entre vous, reviendront dans quelques années avec de nouveaux projets. Ils n’auront alors que leurs yeux pour pleurer devant une capacité d’investissement plombée pour 20 ans.

Monsieur le Maire, nous ne remettons pas en cause le PPP, qui est une solution intéressante dans certain cas, ni le besoin de refaire certaines voiries, mais peut-on raisonnablement soutenir un projet aussi disproportionné au regard des besoins réels et des moyens de la ville ?

Nous pourrions nous contenter de nous abstenir et vous regarder faire mais nous pensons qu’il y a un réel danger pour la ville. Nous votons CONTRE ce projet en l’état.

 

Chers collègues, merci de votre attention.

 

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La convocation avec l'ordre du jour


Les rapports de présentation


Le compte-rendu du conseil précédent (19/05/2010)

Même s'il est plus complet que la version "publique", il demeure une transcription assagie des débats

Les décisions prises par le maire depuis le dernier conseil municipal

En vertu des pouvoirs délégués, le maire prend des décisions dont il informe simplement le conseil municipal

Le rapport d'activité de la SAIEM de Vaujours

 

Evaluation préalable au PPP

L’évaluation préalable constitue l'outil de réflexion préparatoire à la prise de décision publique. Elle permet de justifier la nécessité pour les structures publiques de faire appel aux investissements privés (ou pas).

Mémoire sur le PPP

Une analyse sur les PPP réalisée en 2005.

L'ordonnance 2005-559 du 17 juin 2004


 

L'école en fête

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Envie de partager un moment de vie sur mon blog: la kermesse de fin d'année de l'école primaire Jules Ferry. Du soleil, une belle ambiance et les enseignants revenus enfin pour la joie des enfants. On peut organiser de belles distractions avec des moyens modestes et un peu de bonne volonté.

Merci à notre équipe du conseil d'école (Venance, Yann, Aurélie, Bénédicte, Sandra, Ahmed et José), aux bénévoles, à l'équipe pédagogique et à la municipalité pour leur aide.

 

Dette publique et crise de l’Euro : la catastrophe est possible

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Phlippe Dallier, Sénateur-Maire de Pavillons-sous-Bois, nous livre une vision sans consession de la dette publique.



Depuis 35 ans, année après année, les budgets de la France se sont soldés par un déficit de plus en plus important, jusqu’à atteindre l’an dernier, 149 milliards d’euro portant notre endettement public à 1.500 milliards.

Depuis 35 ans, nous avons laissé croire à nos conpatriotes qu’il était possible pour l’Etat, de s’endetter et s’endetter encore sans que cela puisse un jour avoir de graves conséquences.

Depuis 35 ans, avec la retraite à 60 ans, le RMI, la CMU, l’APA, l’APCH et maintenant le RSA,  la main sur le cœur, nous avons voté des lois généreuses sans nous assurer les recettes nécessaires pour les financer.

Depuis 35 ans, nous vivions dans l’illusion que le Fonds Monnétaire International n’était fait que pour les « pauvres » pays en voie de développement ou ceux d’Amérique du sud.

Mais voilà, la crise des « subprimes » américains a failli emporter le système bancaire international tout entier et dans la foulée, la montagne de dettes et l’abîme de nos déficits publics sont soudain apparus comme des évidences jusque là masquées par notre certitude que rien de grave ne pouvait arriver aux pays « riches ». Quelle arrogance et quel aveuglement !

Le Général de Gaulle, qui était le contraire d’un idéologue, avait en économie un principe simple : ne jamais sacrifier le long terme au court terme. Si nous avions suivi ce précepte, nous n’en serions pas là car, depuis 35 ans, nous n’avons en fait que poussé devant nous les problèmes, reportant sur les générations futures les conséquences de nos décisions souvent trop peu courageuses à droite et irresponsables à gauche.

Aujourd’hui, nous découvrons stupéfaits que la France pourrait, après l’Islande, l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Espagne, être la cible des spéculateurs et connaitre le même sort. Alors que nos déficits et notre dette n’ont jamais été aussi importants, c’est un paradoxe incroyable, nous bénéficions de taux d’intérêt historiquement bas. Si jamais cette situation se retournait et que nous soyons contraints de payer trois à quatre fois plus cher les emprunts que nous contractons pour boucler nos budgets, les conséquences seraient dramatiques. N’oublions pas qu’aujourd’hui, la quasi-totalité du produit de l’impôt sur le revenu, soit plus de 40 milliards d’euro, sert uniquement à payer les intérêts de notre dette.

Depuis 6 ans, au Sénat et devant vous, je n’ai eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme lorsque nous décidions de réduire nos recettes, avec par exemple,  la TVA à 5,5% pour les restaurateurs ou lorsque nous décidions de lancer un « grand emprunt » pour palier les effets de la crise. J’avais bien conscience d’agacer mais à quoi bon être parlementaire si c’est pour ne pas dire ce que l’on pense.

Mais enfin, comme le dit le bon sens populaire, « à quelque chose malheur est bon » de cette grande peur, il me semble qu’une prise de conscience nationale est en train de se forger.

Il nous faut saisir le moment et avoir le courage de dire toute la vérité à nos compatriotes. Le Premier Ministre y est manifestement décidé. Il nous faut le soutenir fermement au Parlement et adopter les mesures qui nous permettront enfin de revenir à l’équilibre de nos finances publiques afin de commencer à rembourser, chaque année, non pas seulement les intérêts mais aussi une partie du capital de notre dette. Notre salut passe par là.

Retrouvez Philippe Dallier sur son blog: http://www.philippedallier.fr/

 

Un valjovien s'exprime

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bonjour

Je me connecte régulièrement à votre blog que je trouve dans l'ensemble de qualité et constructif.
Je me connecte également sur le blog de notre Maire.
Je suis très étonné des 17 fautes d'orthographe et de français  concernant l'article " questions-réponses".
Je lui en ai fait la remarque par courriel.
Aucune réponse à ce jour.

Qu'en pensez-vous?

Cordialement

Michel POMERANTZ
Conservateur de bibliothèque à la retraite
Membre de Debout la République


Réponse:

Monsieur POMERANTZ,

Je vous remercie de l'attention que vous portez à ce blog que je m'évertue à inscrire dans une démarche constructive et participative. Votre longue expérience comme valjovien et conservateur me fait apprécier votre avis avec attention.
Concernant, l'article "questions-réponses", j'avoue m'intéresser assez peu à cette nouvelle mise en scène du maire avec lui même. Partant du principe qu'il s'agit d'un blog personnel, j'imagine qu'il est l'auteur de cette "interview" avec les erreurs qu'elle comporte.

Cordialement
José Da Silva

 

Conseil municipal du 19 mai 2010

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Cet article, je le dédie au maire de Vaujours que je compte parmi mes lecteurs.

Comme pour les conseils précédents, je vous livre quelques commentaires sur la séance, tout en vous proposant de retrouver un compte-rendu plus complet sur le site de Aimer Vaujours. Ayant pris l'habitude de commencer ces articles en décrivant l'ambiance des conseils,  je vais remonter un peu le temps en vous parlant des commissions "pré-conseil" et de la préparation du conseil municipal.

Commissions

Il y a quelques temps, je vous parlais des commissions municipales réactivées par le nouveau maire en 2008. Censées permettre un travail collégial entre les différents groupes politiques du conseil municipal, les commissions ne sont généralement convoquées que quelques jours avant le conseil municipal. Peu documentées et avec l'apparente consigne d'en dire le moins possible, le principal intérêt de ces séances semble être de prendre le pouls de l'opposition. Alors pourquoi y participer? parce que je continue à penser qu'il y a bien mieux à faire de cette instance. Avant de vouloir multiplier les représentations locales dans la ville, je crois qu'il faudrait déjà montrer l'exemple avec des commissions qui travaillent plus en profondeur.

 

Convocation

Les maires ont la fâcheuse tendance à envoyer les convocations le plus tard possible avant le conseil municipal. A Vaujours, on fait encore mieux: on respecte le délai minimum légal des 5 jours et on donne le moins d'informations possible aux conseillers municipaux, histoire qu'ils ne soient pas tentés de trop réfléchir. La mention "les piéces jointes sont consultables en mairie", marque de fabrique du nouveau maire, oblige les conseillers municipaux à se déplacer en mairie pour consulter les dossiers. Et que croyez-vous qu'il se passe quand vous vous déplacez en Mairie et que vous demandez à voir d'un peu plus près? Le maire de Vaujours surgit en colère et vous prend à partie en vous reprochant de vous intéresser aux détails. Comme j'ai beaucoup de respect pour la fonction institutionnelle du maire, je passe justement sur les détails de l'échange qui a suivi. Voici ce que je dis au premier élu de la ville:

Monsieur Bailly, à de nombreuses reprises, vous avez durement dénoncé l'autoritarisme de votre prédécesseur, Michel Duhau. Vous avez fustigé les humeurs de cet homme, âgé de 72 ans et de 30 années de vie politique, alors que vous perdez votre sang froid après seulement 2 ans de mandat. Je veux bien comprendre que le poids des responsabilités est lourd à porter mais comment vous tiendrez-vous quand viendront de vraies difficultés?


Le conseil municipal

Parmi les thèmes qui ont retenu mon attention, je vous propose les suivants:

1) le compte administratif

2) ligne de trésorerie

3) les tarifs périscolaires

4) les nouveaux statuts de la SAIEM

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1) le compte adminstratif

Le compte administratif est un rapport financier d'une centaine de pages qui présente les recettes et les dépenses de la ville pendant l'année 2009. Il ne s'agit pas de définir un budget mais plutôt de s'assurer de la bonne exécution de celui voté l'année précédente. Entre le vote du budget en 2009 et la restitution sur le compte administratif en 2010, l'administration a pris le parti de répartir les charges de personnel sur les différentes fonctions. Cela permet d'avoir une meilleure idée des coûts par activité (associations, jeunesse, scolaire, etc.). Quant à savoir ce qu'il y a réellement derrière les lignes, c'est à dire l'affectation réelle des dépenses dans "les bonne cases", à moins d'être expert comptable, il est quasi impossible de vérifier (d'ailleurs, ce n'est pas ma vocation). Dans le doute, je préfère m'abstenir sur les comptes d'un budget que je n'ai pas soutenu lors de son vote en 2009.

ABSTENSION

 

2) ligne de trésorerie

En 2009, lors du débat d'orientation budgétaire, Monsieur le Maire nous disait qu'avec 2,3 millions d'euros dans les caisses de la ville, il y avait trop de "réserve". Cette trésorerie, qui permettait une autonomie financière de plusieurs mois en cas de soucis, était jugée superflue et pouvait être ramenée à 20 jours, soit environ 600 000€. Aujourd'hui, il n'y a même plus 20 jours de trésorerie: les caisses ont été vidées en moins de 2 ans. Sous couvert d'une réforme de la taxe professionnelle, alors que la ville n'a jamais eu situation fiscale aussi favorable, le maire a besoin de créer une ligne de trésorerie de 600 000€. Etonnant, non?

"Une ligne de trésorerie ou ouverture de crédit est un droit de tirage permanent pour un montant plafond et une durée déterminés dans une convention passée en tre la collectivité locale et un banquier. Son objet est de permettre à l’emprunteur de financer ses besoins ponctuels de trésorerie. C'est un concours financier à court terme dont la collectivité reconstitue le crédit en effectuant des remboursements de la ligne"

CONTRE

 

3) les tarifs périscolaires

Lorsque j'ai reçu la convocation pour la commission des affaires scolaires (en remplacement de Christine Daenen), j'ai écrit au maire pour avoir des éléments me permettant de débattre des tarifs périscolaires. La réponse du maire m'invitant à consulter les dossiers en mairie est consternante (pour le résultat dont je parle plus haut). Le plus surprenant, est le manque de considération pour les 28 conseillers municipaux qui doivent délibérer sur les tarifs sans aucune analyse fournie pour l'aide à la décision. Vous pouvez voir en bas de page qu'aucune information n'accompagne la convocation et les rapports de présentation. Après 2 ans de mandat, maire et adjoints se limitent à appliquer une révision sur la base de l'indice INSEE sans autre forme de réflexion, du moins, c'est ce qu'il en ressort en séance.

  • le montant forfaitaire alloué pour les petits valjoviens scolarisé à Fenelon n'a pas d'explication sur son calcul.
  • sur quelles bases sont définies les subventions aux coopératives des écoles?
  • quel est le coût réel des prestations loisirs?
  • Tous ces tarifs sont-ils vraiment d'actualité et correspondent-ils encore aux coûts réels à Vaujours?
  • Etc.

Quand bien même les services administratifs seraient capables de trouver des réponses (je n'en doute pas vraiment), est-il démocratique de faire voter des tarifs sans un minimum d'éléments d'appréciation? Là encore, je préfère m'abstenir.

ABSTENTION

 

4) les statuts de la SAIEM

La SAIEM est un établissement mixte d'immobilier dont la ville est le principal actionnaire. Depuis plusieurs mois, nous demandons à monsieur le maire, le rôle qu'il envisage de faire jouer à la SAIEM dans son programme immobilier. J'aurai l'occasion de vous reparler prochainement de la SAIEM et de sa direction mais l'objet de la délibération portait sur le changement de statuts. Avez-vous trouvé ces statuts dans la convocation en bas d'article? Non, car pour voir ces statuts modifiés, il fallait aller en mairie entre le 17 mai et le 19 mai (pour le conseil du 19 mai). Les conseillers municipaux, n'ayant pas été destinataires du projet de statuts modifiés, n'ont eu que le réquisitoire du maire contre l'équipe municipale précédente pour se faire une idée de la délibération.

Monsieur le Maire, faire mieux que votre prédécesseur ne peut suffire comme justification systématique de vos orientations.

ABSTENTION

 

La convocation avec l'ordre du jour


Les rapports de présentation


Le document comptable M14 pour 2009

Il s'agit du document qui trace l'exercice comptable de la ville sur 2009

Le document comptable M14 "assainissement" pour 2009

Il s'agit du document qui trace l'exercice comptable "assainissement" de la ville sur 2009.

Le compte-rendu du conseil précédent (08/04/2010)

Même s'il est plus complet que la version "publique", il demeure une transcription assagie des débats

Les décisions prises par le maire depuis le dernier conseil municipal

En vertu des pouvoirs délégués, le maire prend des décisions dont il informe simplement le conseil municipal

 


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