Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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HIF7 - du Consulat à l'Empire - introduction

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De François René de Chateaubriand à Dominique de Villepin, en passant par Adolphe Thiers, nombreux sont les écrivains et hommes d'état qui ont ressenti le besoin de raconter Napoléon I. L'aventure extraordinaire de ce petit corse à la redingote usée continue de susciter les sentiments les plus nuancés, oscillant entre l'abjection et la fascination. L'homme lui même a consacré ses années de captivité à forger sa propre légende, aidé par sa mémoire prodigieuse et... sa vision des événements. Je n'aurai ni la compétence, ni le talent pour raconter de nouveau le parcours de Bonaparte, appelé l'Ogre par certains ou Génie par d'autres. Je proposerai plutôt une vision des évolutions institutionnelles survenues pendant le Consulat et le 1er Empire. 

 

 

Nuisances de la RN3: signer la pétition...ou pas?

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Pour faire un jeu de mots, je dirai que certains valjoviens n'ont pas bien compris le
sens de la récente pétition du maire de Vaujours, à propos de la RN3. En effet, il invite les habitants à signer pour une réduction de la vitesse à 90km/h...dans le sens Paris-Province. On comprend l'inquiétude de ces riverains qui subissent, nuit et jour, le bruit et la pollution engendrés par cette voie rapide. En vérité, la pétition ne se contente pas de proposer cette seule mesure mais un ensemble de mesures, plus ou moins compatibles entre elles. Si la voie est déclassée, le mur anti-bruit sera difficilement exigible, la réduction de vitesse dans un seul sens (!) est subordonnée aux 2 autres mesures, etc. Ces informations on les retrouve également sur le blog personnel du maire:

"déclassement de la voie expresse et sa transformation en boulevard urbain

construction d’un mur antibruit pour préserver la tranquillité des riverains

réduction de la vitesse de circulation à 90Km/h dans le sens Paris-province."

La panneau d'information à l'entrée de la ville ne parle que des 2 premières mesures (tant mieux):

Dans son programme électoral, le maire actuel avait gardé une certaine réserve, en se limitant à la promesse d'une reprise des négociations avec l'Etat pour la construction d'un mur (il faut savoir que c'est le Département qui gère la RN3 et que les négociations n'ont jamais cessé depuis les années où elles ont commencé). Aujourd'hui, il braque les projecteurs sur le Conseil Général de Seine-Seine-Denis en créant un collectif "RN3" domicilié à l'Hôtel de Ville et en lançant sa première pétition.

Filmé un dimanche à 11 heures

Faut-il signer la pétition?

Certain diront que le Maire précédent, Michel Duhau, avait la solution par une ZAC ambitieuse qui imposait, de fait, le déclassement de la RN3. Ce projet, presque "bouclé", était crédible et certains, dont je fais partie, le voyaient comme une bonne réponse à la double nécessité de créer de nouvelles infrastructures et de lutter contre la pollution. Quant à savoir si le département suivrait réellement pour le déclassement une fois la ZAC crée, Michel Duhau qui avait muri cette solution pendant 2 décennies n'en doutait pas un instant. Le fait est que ce projet a été annulé par le Maire actuel qui s'est exprimé sur ses raisons et dont il appartient à chacun de se faire son opinion.

D'autres, à moins que ce ne soient les mêmes, soutiendront qu'il ne s'agit que de vaines gesticulations cherchant à masquer l'incapacité du Maire à trouver des vrais solutions. Position qui ne doit pas faire oublier que la principale victime est notre ville (avec ses habitants) qui subit cet outrage urbain depuis les années 60. Il est, somme toute, légitime d'invoquer les responsabilités de chacun dans cette situation afin que tout le monde fasse son travail.

Pour finir, j'entends aussi parler de récupération politique concernant le montage de cette "association citoyenne pilotée depuis la mairie". A chacun d'y voir clair sur ses objectifs et les résultats à obtenir pour Vaujours.

Alors?

De ma maison, quand j'entends le bruit du trafic, je pense à ceux qui vivent juste à coté de cette voie rapide. Que cette pétition appuie plus sur le Département ou sur le Maire a peu d'importance. Elle aura le mérite de rappeler à chacun que les Valjoviens attendent depuis bien trop longtemps...

op lo

Je signe la pétition et j'apporterai mon concours à toutes les initiatives sérieuses luttant contre les nuisances de la RN3

 

Régionales 2010: les élus de Seine-Saint-Denis

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En raison de la faible participation (40,26 %) en Seine-Saint-Denis (93)19 élus (au lieu de 20 en 2004) sur un total de 209, représenteront notre département à la région.

4 élus pour la liste Pécresse (UMP-NC)
: Bruno Beschizza (UMP), Aude Lagarde (NC), Patrick Toulmet (UMP) et Martine Valleton (UMP).

15 élus pour la liste Huchon (PS-Verts-FG)
: Abdelhak Kachouri
(PS), Nadia Azoug (Europe Ecologie), Philippe Guglielmi (PS), Djeneba Keita (PCF), Alain Amedro (Europe Ecologie), Martine Legrand (PS), Yannick Trigance (PS), Henriette Zoughébi (FG), Christophe Borgel (PS), Corinne Bord (PS), Abdelali Meziane (Europe Ecologie), Viviane Romana (DVG), Patrice Bessac (FG), Béatrice Desmartin (MRC) et Stéphane Gatignon (Europe Ecologie).

 

Régionales 2010: résultats du 2ème tour à Vaujours

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Ci-dessous, les résultats tous frais des élections régionales à Vaujours. On peut noter une progression de 10% pour la gauche locale qui fait presque le même score qu'en Ile-de-France.

Résultats de 2004 à Vaujours

 

HIF 6 - 26 octobre 1795, place au Directoire

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Le 26 octobre 1795, la Convention cède la place au Directoire. Cinq hommes se partageront le pouvoir exécutif en France. Alors qu'une minorité de spéculateurs parvenus mène grand train, la misère ne cesse de s'accroitre. Les caisses de l'état sont vides, et les assignats ont perdu toute valeur.

Faibles et corrompus, les Directeurs se font les champions du louvoiement s'appuyant sur des alliés d'un jour éliminés le lendemain. A coup d'intrigues et de détournements des lois, ils parviennent à neutraliser les aspirations contre-révolutionnaires des Royalistes puis, à gauche, celles des Jacobins.

Ci-dessous, un résumé de l'excellent site Hérodote

 

Par ce changement de régime, les conventionnels modérés, ou Thermidoriens, qui ont renversé Robespierre le 9 thermidor an II (27 jui llet 1794) veulent sign ifier la fin de la Terreur et de la Révolution.

Ils décrètent une amnistie générale, abolissent toutes les poursuites judiciaires «portant sur des faits purement relatifs à la Révolution» et élargissent les détenus politiques à l'exclusion de ceux qui ont participé à l'insurrection royaliste de Vendémiaire, trois semaines plus tôt.

Symboliquement, la place de la Révolution, ci-devant place Louis XV, change son nom pour celui de place de la Concorde. C'est encore le nom que porte ce haut lieu de Paris où fut installée la guillotine sous la Terreur.

Une nouvelle Constitution

Les députés votent la Constitution du 5 Fructidor de l'an III (22 août 1795) qui sépare très strictement les pouvoirs législatif (la confection des lois) et exécutif (l'exécution des lois et le gouvernement du pays).

– Le pouvoir législatif :

Il est confié à un Corps législatif constitué de deux assemblées : le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, au nombre de 250, ainsi nommés parce qu'ils doivent avoir plus de 40 ans.

Les Cinq-Cents doivent se contenter de faire des propositions de lois. Les Anciens votent sur ces propositions pour les transformer en lois. Les deux assemblées sont destinées à se neutraliser l'une l'autre et à éviter le retour de la dictature comme à l'époque de la Convention montagnarde. Elles sont renouvelables par tiers tous les ans.

– Le pouvoir exécutif :

Il est confié à un Directoire de cinq membres âgés d'au moins 40 ans. Chaque année, l'un d'eux est changé par tirage au sort ! Les Directeurs sont désignés par les Anciens sur une liste de dix candidats proposés par les Cinq-Cents. Ils n'ont aucun pouvoir sur les assemblées.

Des électeurs sous contrôle

Le mode d'élection du Corps législatif ne relève que de très loin des règles démocratiques usuelles :

À la base, dans les cantons, les hommes de plus de 21ans qui paient un impôt élisent un électeur pour 200 citoyens. Ces électeurs doivent avoir 25 ans et justifier d'un revenu conséquent. C'est à eux qu'il appartient de désigner :

- les futurs membres des assemblées ainsi que les juges des tribunaux civils.

- le Président du Tribunal criminel et les membres du Tribunal de Cassation, les membres des administrations départementales.

Pour se garantir contre les colères de la population parisienne, les Thermidoriens enlèvent à la capitale son maire unique et le remplacent par un conseil de cinq membres. Ils divisent qui plus est le territoire parisien en huit municipalités, ancêtres des futurs arrondissements.

Enfin, les Thermidoriens, soucieux de préserver leurs acquis et de se prémunir contre l'émergence d'une majorité de députés royalistes, décident par un décret complémentaire que les 2/3 des futurs députés devront être choisis parmi les anciens conventionnels !

Ces dispositions très peu démocratiques sont destinées à établir le pouvoir sans partage des parvenus issus des troubles révolutionnaires. Elles valent au futur régime l'opposition résolue des royalistes et des Jacobins.

Incroyables et Merveilleuses

La fin de la Terreur se traduit dans les mœurs par une réaction exubérante aux excès de la Révolution : la jeunesse bourgeoise se pavane dans des tenues excentriques et particulièrement déshabillées en ce qui concerne les femmes ! Sur les boulevards parisiens, on voit ainsi se pavaner ceux qui se qualifient d'«incroyables» et de «merveilleuses».

Une œuvre colossale

Dans les cinq années qui séparent la chute de Robespierre du coup d'État de Napoléon Bonaparte, les Thermidoriens de la Convention et du Directoire accomplissent une œuvre colossale à l'intérieur.

Malgré les faiblesses politiques inhérentes à sa Constitution et à l'extrême vénalité de ses représentants, le Directoire trouve moyen de :

– réformer la société : égalité devant la loi, suffrage universel, liberté de la presse, de croyance et de pensée, suppression des corporations, abolition de l'esclavage, droit au divorce

– réformer le gouvernement : suppression des droits féodaux, séparation des pouvoirs, de l'Église et de l'État

– réformer l'éducation : école publique, Écoles Normale Supérieure et Polytechnique

– et même fonder un nouveau système d'unités de mesure.

Le Directoire envoie par ailleurs une délégation en Inde, auprès du sultan de Mysore, ennemi des Anglais, et des corps expéditionnaires en Irlande (Hoche, Humbert) et en Égypte (Bonaparte) !

Les défis extérieurs du Directoire

Le Directoire va néanmoins sombrer, victime de l'impopularité, d'une part en raison d'une crise économique qui frappe la France comme l'ensemble de l'Europe, d'autre part en raison de son incapacité à faire face à une deuxième coalition militaire contre la France.

Depuis la formation en 1793 d'une première coalition européenne, la France révolutionnaire avait dû lutter contre l'ensemble des monarchies alliées sous la bannière du Royaume-Uni, de l'Autriche et de la Russie.

D'une part l'idéologie véhiculée par les gouvernements républicains paraît dangereusement subversive aux souverains étrangers, d'autre part les ambitions territoriales de la France sont inacceptables pour les autres puissances d'Europe.

Sous le régime antérieur de la Convention, les ressources rassemblées par Lazare Carnot, l'«organisateur de la victoire», combinées à l'enthousiasme des volontaires de l'an II, avaient permis des succès militaires impressionnants.

La République française avait accédé ainsi à ses «frontières naturelles» sur les Alpes et le Rhin par absorption de la Savoie, les Pays-Bas espagnols (la Belgique) et la Rhénanie. Désireuse de conserver les gains territoriaux de la Révolution, la Convention avait voté l'annexion de la Belgique avant de se séparer. Cette mesure avait été aussitôt ressentie comme une provocation par les Anglais.

Le Directoire détache l'Autriche de son alliance avec l'Angleterre en lui imposant en octobre 1797 le traité de Campoformio. Il met fin à la première coalition et tente de consolider les conquêtes de la Révolution en établissant un glacis de républiques-soeurs dans tous les azimuts (Batave, Cispadane et Transpadane puis Cisalpine, Cisrhénane, bientôt Romaine, Parthénopéenne et Helvétique...).

Mais ces succès liguent à nouveau contre la France un nombre considérable d'ennemis intérieurs et extérieurs.

Plus grave encore, l'incroyable expédition d'Égypte entreprise au printemps 1798 éloigne des forces précieuses et les meilleurs généraux de la République, mais surtout, elle indispose deux nouvelles puissances majeures que la France n'avait jamais eu à combattre : la Sublime Porte (l'empire turc) et l'empire du nouveau tsar Paul Ier.

La diplomatie et les subsides britanniques (la «cavalerie de Saint-Georges») aboutissent début 1798 à une deuxième coalition. Celle-ci réunit l'Empire ottoman, ceux d'Autriche et de Russie, les royaumes de Bavière, des Deux Siciles, du Portugal, de Suède et les États Pontificaux, mais elle consacre la défection des royaumes d'Espagne, de Hanovre, de Saxe et de Prusse.

C'est ainsi que la première République Française se trouve confrontée à la guerre étrangère sur tous les fronts, à l'émigration des cadres aristocratiques, à la révolte intérieure (Bretagne, Vendée, Midi, Corse) et extérieure (rébellion à Saint-Domingue) et à la faillite économique.


Le peuple a faim et il attend son sauveur...


 


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