Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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Régionales 2010: liste de la majorité présidentielle

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Département de Paris

1- Chantal JOUANNO 2- Patrick KARAM 3- Brigitte KUSTER 4- Jean-François LEGARET 5- Marie-Claire DAVEU

6- Pierre-Yves BOURNAZEL 7- Edith CUIGNACHE GALLOIS 8- Benjamin LANCAR 9- Véronique BENSAÏD 10-Vincent ROGER 11- Géraldine POIRAULT-GAUVIN 12- Grégoire CHERTOK 13- Danièle GIAZZI 14- Franck CECCONI 15- Marie-Claire CARRERE-GEE 16- Jean-Pierre LECOQ 17- Delphine BURKLI 18- Daniel-Georges COURTOIS 19- Anne-Constance ONGHENA 20- François MERLET 21- Diane LE BEGUEC 22- Romain MOUTON 23- Emmanuelle DAUVERGNE 24- Thibault VINCENDOT 25- Fabienne GASNIER 26- Jeremy REDLER 27- Anne BIRABEN 28- Chen va TIEU 29- Nathalie FANFANT 30- Gregoire LUCAS 31- Martine WEILL RAYNAL 32- Alexandre BOUCHY 33- Sybille VEIL 34- Ludovic GUILCHER 35- Celia MORES 36- Patrick METZEN 37- Laure CANDLOT 38- Frederic BOUSCARLE 39- Ijab KHODR-KHOURY 40- Olivier GAY 41- Marie-Thérèse LACOMBE 42- Benjamin ISARE

43- Flora AMANOU 44- Jean-Robert PITTE

Département de la Seine-et-Marne

1- Yves JEGO 2- Hamida REZEG 3- Eric JEUNEMAITRE 4- Chantal BRUNEL 5- Gilles BATAILLE 6- Claudine THOMAS 7- Frédéric VALLETOUX 8- Marie-Pierre BADRE 9- Gérard RUFFIN, 10- Chrystel SOMBRET 11- Jean-François ONETO 12- Monique HAUER 13- Arnaud DE BELENET 14- Anne CHAIN LARCHE 15- Jean-Louis DURAND 16- Valérie LACROUTE 17- James CHERON 18- Patricia ASTRUC 19- Marc DUMOND 20- Wahiba AFOUF 21- Patrick AUGEY 22- Aurélie MOREL-LECUYER 23- Pierre PLUTON

Département des Yvelines

1- Valérie PECRESSE 2- David DOUILLET 3- Marwa ABLOUH 4- Nicolas ABOUT

5- Suzanne JAUNET 6- Michel CAFFIN 7- Angèle DUPONCHEL 8- Jean-Luc SANTINI 9- Marie-Thérèse BESSON 10- Franck MARGAIN 11- Anne MESSIER 12- Benjamin FERNIAUD 13- Emmanuelle de CREPY 14- Jean-Yves PERROT 15- Françoise POUSSINEAU 16- Gérard FOURGOUS 17- Marta de CIDRAC 18- Stéphane DASSÉ 19- Pascale LERY 20- Stéphane MIRAMBEAU 21- Aurore BERGÉ 22- Yann SCOTT 23- Nicole BRISTOL

24- Pascal THEVENOT 25- Sophie PRIMAS 26- Charles GIVADINOVITCH 27- Fatiah EL MASAOUDI 28- Guy PELISSIER

Département de l’Essonne

1- Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET 2- Stéphane BAUDET 3- Véronique CARANTOIS 4- François DUROVRAY

5- Faten HIDRI 6- Hervé HOCQUART 7- Marie-Claude GIRARDEAU 8- Moustapha SAIDI 9- Sophie MONTRIGOT 10- Bernard SPROTTI 11- Christella de OLIVERA 12- Jean-Philippe DUGOIN-CLEMENT 13- Sophie RIGAULT 14- François CHOLLEY 15- Annissa FERDJIOUI 16- Johny DA COSTA 17- Anne-Marie DELAUNAY 18- Arnaud POIRIER 19- Yvette BOIDEC 20- Michael CHRISTOPHE 21- Pole FONTANIEUX 22- Jean-Paul CHAUDRON 23- Brigitte HOCHARD

Département des Hauts-de-Seine

1- André SANTINI 2- Rama YADE 3- Roger KAROUTCHI 4- Marie-do AESCHLIMANN 5- Frédéric LEFEBVRE 6- Béatrice DE LAVALETTE 7- Jean-Didier BERGER 8- Sophie DESCHIENS 9- Bernard GAUDUCHEAU 10- Martine PARESYS 11- Denis GABRIEL 12- Ségolène MISSOFFE 13- Benoît BLOT 14- Isabelle WEILL 15- Gilles NORROY 16- Charlotte BOUVARD 17- Bernard GHANASSIA 18- Marie-Odile GRANCHAMP 19- Jean SPIRI 20- Barbara FEAUGAS 21- Karim BENYELLES 22- Kadia MOISSON 23- Pierre DENIZIOT 24- Claude FAVRA 25- Jean-Claude CAREPEL 26- Amira HABERAH 27- Jean-Loup DUJARDIN 28- Jeanne BECART 29- Anthony DODEMAN

Département de la Seine Saint Denis

1- Bruno BESCHIZZA 2- Aude LAGARDE 3- Patrick TOULMET 4- Martine VALLETON 5- Claude PERNES 6- Georgia VINCENT 7- Kamel HAMZA 8- Isabelle DELEU 9- Dominique BAILLY 10- Brigitte ESPINASSE 11- Alain RAMADIER 12- Malika MEDJBER-KAHOUL 13- Thierry MEIGNEN 14- Brigitte MARSIGNY 15- Eri DARRU 16- Noémie LETZELER 17- Julien MUGERIN 18- Leïla BOUZIDI 19- François ACQUAVIVA 20- Nadia LENOURY 21- Olivier BRUSSON 22- Joëlle LABBEZ

23- Franck CANNAROZZO 24- Françoise BERGOUGNOUX 25- Rolin CRANOLY 26- Karine ASSOUS 27- Franck ATTAL 28- Magali SIMON 29- Youssouf ABAL

Département du Val-de-Marne

1- Laurent LAFON 2- Marie-Carole CIUNTU 3- Jean-Pierre SPILBAUER 4- Dominique JOSSIC 5- Olivier DOSNE 6- Leïla DIRI 7- Jean-Paul FAURE-SOULET 8- Stéphanie CHUPIN 9- Bruno CASTELNAU 10- Françoise LECOUFLE 11- Patrick LEJEUNE 12- Marie-France JOURDAN 13- Hervé GICQUEL 14- Christine MOIRENC 15- Thierry HEBBRECHT 16- Karine RENOUILH 17- Eric de SAINT-MARTIN 18- Marie-Eve BERCHERY 19- Olivier RIOULT 20- Christine LALY 21- Sebastien EYCHENNE 22- Catherine JUAN 23- Philippe IZRAELEWICZ 24- Laurence MACHUEL-XUEREB 25- Damien ZARROUATI 26- Monique TARON

Département du Val-d’Oise

1- Axel PONIATOWSKI 2- Stéphanie VON EUW 3- Claude BODIN 4- Jacqueline EUSTACHE-BRINIO 5- Geoffroy DIDIER

6- Linda UZAN 7- Alexis GOVCIYAN 8- Émilie IVANDEKIKS 9- Olivier REGIS 10- Yasmina MENANI 11- Michel ROY 12- Nathalie MORIN 13- Sébastien MEURANT 14- Chantal VILLALARD 15- Philippe ROULEAU 16- Muriel HOYAUX

17- Xavier PERICAT 18- Marie-Cécile METZGER 19- Anthony ARCIERO 20- Nathalie GROUX, 21- Arnold YAYI 22- Marie-Christine CAVECCHI 23- Jamel YAHIAOUI

 

Régionales 2010: les programmes UMP, PS et verts

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Le programme de Valérie Pécresse (Majorité Présidentiel)

- Une voie supplémentaire pour rendre le trafic plus fluide.

Cette voie prise sur l'espace existant des grands axes routiers, sans toucher à la voie de sécurité, sera destinée aux bus rapides banlieue-banlieue, aux taxis, au covoiturage ou aux voitures propres. 
Dix-sept tronçons seraient concernés pour la prochaine mandature sur l'A 86 et l'A 104. Le coût est évalué à 1 milliard d'euros à partager entre des fonds privés, l'État et la région.

- Passer de 6 zones à 2 zones dans les transports en commun.

Lancer un plan d'urgence pour la qualité de service et offrir des tarifs plus simples et plus justes en se penchant sur les aberrations tarifaires.

- Un million d'emplois avec le Grand Paris.

Des emplois créés par le développement de onze territoires stratégiques sur le territoire francilien.

- Financer 5000 emplois de surveillants tuteurs.

Ces emplois destinés à renforcer l'encadrement dans les lycées seront financés par les crédits correspondants aux 5000 emplois tremplins prévus dans le budget de la région mais qui n'ont pas été créés.

- Construire 70000 logements par an.

Valoriser les terrains et inciter les maires à construire en respectant une vraie mixité de l'habitat.

 

Le programme de Jean-Paul Huchon (PS)


- Consacrer un milliard d'euros à la santé.

Financer un grand plan de rénovation des urgences, aider à l'installation des jeunes médecins où ils manquent et mettre en oeuvre un pass contraception pour les jeunes qui seront par ailleurs soutenus dans le financement de leur mutuelle santé.

- Étendre le bénéfice de la carte imagine R à tous les jeunes non salariés de moins de 26 ans.

Les transports seront aussi gratuits pour les jeunes en insertion.

- Arriver à l'heure, sans fatigue et sans stress.

En matière de tarification des transports, ne pas proposer un tarif unique mais opter pour une tarification sociale. Permettre par ailleurs la libre utilisation du pass Navigo le week-end sur toute la région.

- Constituer une équipe de 500 éco-compagnons.

Des professionnels spécialement formés pour aller à la rencontre des Franciliens et des entreprises pour établir avec eux des diagnostics en matière d'environnement.

 

Le programme de Cécile Duflot (Europe Ecologie)

- Un plan mobilisation emploi.

170 000 emplois par la conversion écologique dont 30 000 emplois dans l'industrie ; 100000 emplois grâce à la rénovation/isolation à basse consommation des logements et le développement des transports collectifs et 40000 emplois dans le secteur de l'économie sociale et solidaire.

- Un «pass vert» transports à tarif unique : 65 euros.

Objectif : construire un sentiment d'appartenance à un même territoire et répondre aux injustices en termes de mobilité.

- Créer 3 000 emplois de « médiateur de la tranquillité publique ».

Plutôt miser sur du personnel qualifié que sur une technologie inefficace et coûteuse.

- Convertir 10 % des terres céréalières en exploitations maraîchères, fruitières ou d'élevage biologique.

Une mesure qui permettrait d'augmenter de 30 % le nombre d'emplois de la filière agricole dans la région. Protéger en particulier les terres agricoles du plateau de Saclay

 

Conseil municipal du 28 janvier 2010

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Disons-le franchement, écrire un article sur ce conseil municipal du 28 janvier m'inspire peu. La raison est que le débat d'orientation budgetaire qui était prévu n'a pas réellement eu lieu. Même s'il y avait suffisamment de conseillers pour ouvrir la séance, les conditions du débat n'étaient pas réunies (en particulier sur la consistance du rapport de présentation budgétaire). Alors que certaines communes confient la préparation minutieuse du DOB à la commission des finances, d'autres s'acquittent de cette obligation comme d'une simple formalité. A qui la faute?

  • Au législateur qui a introduit le principe de DOB sans détailler suffisamment son contenu?
  • Au trop court délai légal entre le DOB et le vote du budget (20 jours dans notre cas)?
  • Au maire soucieux de "passer" son budget sans entraves?
  • A l'opposition qui ne "profite" pas pleinement des 5 jours de préparation (poser un RTT, courir après les informations, aller en mairie, consulter la documentation, etc.)

Il y aurait bien matière à s'amuser en écrivant sur le surprenant décalage des questions-réponses entre les élus de l'opposition et le maire, vraisemblablement fatigué. Je pourrai citer Monsieur Guillard qui demande au maire s'il pense à l'accessibilité réduite lors de la publication de la tribune de l'opposition dans le MAG de Vaujours (caractères et mise en forme ridiculement petits) ou, plus sérieusement, quand ce même conseiller tente d'introduire la prospective sociale dans le débat. Mais en vérité, malgré certains échanges "pittoresques" au cours de la soirée, il y avait surtout un malaise à voir tous ces élus et spectateurs venus perdre leur temps dans un débat mort-né. Je ne montre personne du doigt; je déplore simplement que les choses puissent être ainsi. Vraiment, je n'ai aucune envie de raconter cette soirée (1).

Lors du prochain conseil municipal du 18 février, le vote portera principalement sur le budget 2010. Les questions qui n'ont pas été traitées pendant le DOB seront posées ce soir là. Pensez à boire un bon café avant la séance...

Sur le site de "Aimer Vaujours", retrouvez le billet d'humeur de Christine Daenen qui n'en pense pas moins et, prochainement, un mémo de nos différentes interventions (Christine Daenen, Marc Garnier et moi).

Pour finir, je vous rappelle que vous pouvez télécharger tous les compte-rendus "officiels" et "retreints aux élus" dans la rubrique CONSEILS MUNICIPAUX.

 

(1) si les propos vous semblent un peu excessifs, n'hésitez pas à vous rendre en mairie et demandez les enregistrements de la séance (ou "minutes"). Le rapport de présentation du DOB est téléchargeable dans un lien ci-dessous.

 

La convocation avec l'ordre du jour

Rapport pour le débat d'orientation budgétaire

Mettez-vous dans la peau d'un conseiller municipal et essayez de débattre à partir de ce rapport

Les décisions prises par le maire depuis le dernier conseil municipal

En vertu des pouvoirs délégués, le maire prend des décisions dont il informe simplement le conseil municipal

 

HIF 2 - sept 1789, premières forces en présence

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Devant les difficultés économiques du royaume, le Roi de France convoque les états généraux en 1788. Plusieurs mois sont nécessaires pour organiser les élections des représentants qui siègeront à Versailles. Lors de la séance d'ouverture du 5 mai 1789, la question du droit de vote du tiers état reste sans réponse (votera-t-on par ordre ou par tête?). La révolution a commencé et le tiers état se proclame assemblée nationale le 17 juin...


20 juin 1789 - "Serment du Jeu de Paume" dont les majuscules rappellent la solennité de l'événement. Les député jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France.

23 juin 1789 - Fameuse séance royale que le roi abrège par: "Je vous ordonne, Messieurs, de vous séparer tout de suite et de vous rendre demain matin chacun dans les chambres affectées à votre ordre pour y reprendre vos séances"; Les députés stupéfaits restent silencieux et immobile s pendant plus d'une heure, jusqu'au moment où sommés de quitter la salle, le président du tiers "Bailly" (qui sera décapité quelques mois plus tard) répond que la "La Nation assemblée ne peut recevoir d'ordre" et Mirabeau, d'après la légende, dit "Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnette". Une partie du clergé et une cinquantaine de nobles se joignent au mouvement.

27 juin 1789 - le roi cède et se résigne à inviter les députés de la noblesse et du clergé à se joindre au tiers. L’Assemblée reprend alors immédiatement sa marche en avant

14 juillet 1789 - Symbole (imaginaire) de l'arbitraire et de l'autorité royale, la Bastille est prise par les émeutiers parisiens en effervescence depuis plusieurs semaines.

17 juillet 1789 - La démolition de la Bastille a commencé et le roi se rend à Paris pour reconnaitre la nouvelle autorité. À cette occasion, le nouveau Maire lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de Paris que Louis XVI fixe sur son chapeau, associant ainsi ces couleurs au blanc de la monarchie. Ce geste paraît sceller la réconciliation de Paris et de son roi. Dans les faits cependant, le roi accepte que son autorité soit tenue en échec par une émeute parisienne. Les députés acceptent que leur pouvoir dépende de la violence populaire.

26 août 1789 - l’Assemblée constituante vote la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. S’inspirant des principes des Lumières, elle est une condamnation sans appel de la monarchie absolue et de la société d'ordres. Elle est aussi le reflet des aspirations de la bourgeoisie de l'époque: la garantie de libertés individuelles, la sacralisation de la propriété, le partage du pouvoir avec le roi et à tous les emplois publics


La gauche et la droite

Par intuition, nous savons situer les royalistes à droite et le tiers états à gauche. Qu'en est-il?

L'origine historique de ce clivage se trouve précisément pendant le mois de septembre 1789, lors d'un débat sur le poids de l'autorité royale face au pouvoir de l'assemblée populaire dans la future constitution. Les députés partisans du veto royal (principalement l'aristocratie et le clergé) se regroupèrent à droite du président . Au contraire, les opposants à ce veto se rassemblèrent à gauche sous l’étiquette de «patriotes» (majoritairement le Tiers état). Les modérés (qui voudraient une monarchie à l'anglaise) passent à droite et la gauche se divise en trois forces principales :

1) Mirabeau, tribun charismatique, dont l'idéologie ambigüe ne sera vraiment comprise qu'après sa mort et la découverte de sa correspondance secrète avec le roi.
2) La Fayette, auréolé de sa gloire américaine et fort de sa position de général de la garde nationale.
3) Le Triumvirat: Barnave, Duport et les Frères Lameth

Ces trois centres de forces, n'ont pu réellement s'entendre et ont fini par entrer en tractation avec la Cour. Comme les modérés, ils auraient préféré une monarchie constitutionnelle à l'extrême gauche qui puisait sa force dans la population.


L'extrême gauche
A l'extreme gauche, se dressaient des démocrates intransigeants Pétion, Buzot et Robespierre (dit "le pur entre les purs"). En quelques mois, ces hommes allaient dépopulariser les figures de la révolution qu'étaient Mirabeau et Lafayette selon la méthode, devenue classique, du débordement par la gauche.

Le peuple de Paris
Le 14 juillet 1789, affirme définitivement la dictature de Paris sur le cours de la révolution et des suivantes. Ce peuple parisien chérit sa nouvelle nation et aime encore son roi (jusqu'à la sombre journée de Varennes); il pèse très lourd sur la jeune assemblée depuis l'extérieur.

La presse
Les journalistes du moment (Desmoulins, Brissot, Prud'homme, etc.) sont poussés à une surenchère démagogique à gauche, toujours plus à gauche, pour gagner une clientèle. A coups de boutoir, ils vont ouvrir un boulevard à l'extrême gauche en poussant les forces de gauche à droite (ou en les discréditant complètement).

Les Clubs
La fin de l'Ancien Régime, on avait vu apparaître en France quantité de sociétés de lecture, d'académies et autres cénacles dans lesquels les assistants discutaient des problèmes de l'heure et en particulier des réformes à apporter dans le royaume. Ces groupements, auxquels on donna le nom de "clubs", se multiplièrent à partir de 1789.

Le plus important fut le club des Jacobins. Dès la réunion des états généraux, certains députés de Bretagne avaient fondé un "club breton", où ils accueillirent des amis venus d'autres régions. Quand l'Assemblée gagna Paris, le club breton, ou "Société des amis de la Constitution", alla siéger rue Saint-Honoré, au couvent des jacobins, et devint alors le "club des Jacobins".

Les orateurs les plus en vue étaient alors les Lameth, Barnave et Duport. Après l' "Affaire de Varennes" , les partisans de la monarchie constitutionnelle quittèrent leurs collègues, aux idées trop avancées, pour fonder le club des "Feuil lants" ( qui disparut après le 10 août). Aux Jacobins, l'influence passa à Brissot, Pétion, Sieyès, Grégoire et surtout à Robespierre.


Prochain article: l'oeuvre constitutionnelle de l'assemblée constituante (5 mai 1789 - 30 septembre 1791)

 

 

Eric Raoult n'ira pas coller les affiches...

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Eric Raoult, député-maire du Raincy et président de la fédération de Seine-Saint-Denis, accepte difficilement le parachutage de Bruno Beschizza comme tête de liste UMP 93 aux régionales de mars prochain. L'arrivée de ce commandant de police, secrétaire général du syndicat Synergie, fait grincer beaucoup de dents dans l'entourage de l'ex-ministre de l'intégration.

«En tant que président de la fédération, j'ai proposé des conseils à Valérie Pécresse mais elle n'en tient pas compte, regrette l'élu du Raincy. Ce n'est pas facile de s'imposer lorsqu'on ne veut pas de vous. Il s'agit pour Valérie de régler des comptes, parce que j'ai soutenu Roger Karoutchi, lors des primaires. Alors que pour gagner, il faut faire les comptes en rassemblant».

Pour lui, «Pécresse a un déficit de banlieue». Et d'ajouter: «ce que j'aimerais, c'est que si elle fait un bon score chez elle à Vélizy (78), il faut qu'elle fasse un bon score à Bondy (93)»... Une chose est sûre : Eric Raoult n'ira pas coller les affiches ni distribuer des tracts sur les marchés de Seine-Saint-Denis pour Pécresse. «Je suis prêt à mourir pour Sarkozy mais pas pour Pécresse !, s'exclame t-il sans détour. Je suis parlementaire, je m'occupe de la question du voile intégral. C'est plus important.»

Rapporteur de la mission sur le voile intégral, Eric Raoult a réglé de la même manière ses comptes mardi avec ses collègues UMP Jean-François Copé et Jacques Myard, qui s'opposent aux conclusions de la mission. «Moi, mon patron c'est Sarko, ce n'est pas Copé», avait déclaré le député de Seine-Saint-Denis dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Article et photo adaptés du Parisien

 


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