Le 5 février dernier Nicolas Sarkozy annonçait la fin de la taxe professionnelle. Cet impôt inscrit dans le paysage français depuis 30 ans, est devenu la principale recette des collectivités territoriales. A Vaujours, ville industrielle, le produit de cette taxe par habitant est de 2,4 fois supérieur aux communes comparables, soit 651€ par habitant au lieu de 270€. Cette situation favorable, combinée à une gestion saine de la ville depuis plusieurs années, a permis de conserver une pression fiscale raisonnable, avec une qualité de vie privilégiée.
«On supprimera la taxe professionnelle en 2010 parce que je veux que l’on garde des usines en France ». Cette démarche qui relève d’un choix politique au niveau national a des implications locales qui sont loin d’être élucidées. La taxe carbone (ou « taxe à la pompe ») annoncée hier par le président donne une première réponse pour financer cet allègement fiscal aux entreprises. A cette heure, les autres mesures se heurtent encore aux réalités…
Vaujours qui accélère son train de vie depuis quelques mois, allant jusqu’à engager sa trésorerie de réserve, risque d’être rapidement confrontée à des lendemains difficiles …
Qui va réellement payer l'ardoise?





