Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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Taxe professionnelle, qui va payer ?

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Le 5 février dernier Nicolas Sarkozy annonçait la fin de la taxe professionnelle. Cet impôt inscrit dans le paysage français depuis 30 ans, est devenu la principale recette des collectivités territoriales. A Vaujours, ville industrielle, le produit de cette taxe par habitant est de 2,4 fois supérieur aux communes comparables, soit 651€ par habitant au lieu de 270€. Cette situation favorable, combinée à une gestion saine de la ville depuis plusieurs années, a permis de conserver une pression fiscale raisonnable, avec une qualité de vie privilégiée.

 

«On supprimera la taxe professionnelle en 2010 parce que je veux que l’on garde des usines en France ». Cette démarche qui relève d’un choix politique au niveau national a des implications locales qui sont loin d’être élucidées. La taxe carbone (ou « taxe à la pompe ») annoncée hier par le président donne une première réponse pour financer cet allègement fiscal aux entreprises. A cette heure, les autres mesures se heurtent encore aux réalités…

Vaujours qui accélère son train de vie depuis quelques mois, allant jusqu’à engager sa trésorerie de réserve, risque d’être rapidement confrontée à des lendemains difficiles …

Qui va réellement payer l'ardoise?

 

 

Partenariat public-privé à la CAO de Vaujours

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Dans un article précédent « Passage en force de D. Bailly », nous parlions de la méthode utilisée pour faire avaler une couleuvre au Conseil Municipal. Dans la même séance municipale, monsieur le Maire proposait de confier à la commission d’appel d’offre le suivi de la mise en place d’une délégation de service public pour l’assainissement et un Partenariat Public Privé pour la réfection des voiries.

Alors même que notre équipe possède une expertise reconnue dans les domaines concernés (marchés publics, délégations et assainissement), M. Bailly est arrivé à la conclusion qu’il serait plus ingénieux de se passer de notre aide, en transférant cette mission à la CAO (dont nous sommes écartés). Les commissions d’accord… mais pas trop.

On pourrait se dire, qu’après tout, c’est de la politique mais il s’agit surtout des finances de notre ville. UFC-Que Choisir a dénoncé en 2006 les dérives inflationnistes des DSP et provoqué un véritable séisme dans le secteur de l’eau et l’assainissement. Certaines communes ou collectivités sont enclavées dans des partenariats de longue durée et quelquefois difficiles. Prix de l’eau galopant et taxes de raccordement pharaoniques sont souvent les séquelles de gestions incontrôlées. Ayant régulièrement été au contact des régies publiques et des délégations privées, il faut admettre que les deux sont possibles avec de bons résultats, la clef étant de disposer de bonnes compétences dans  les 2 cas. S’imaginer faire une bonne affaire pour la ville simplement en déléguant un service public au secteur privé serait d’une grande naïveté. Le recours à un intermédiaire pour la négociation peut être un apport intéressant sous réserve de s’adresser à des vrais spécialistes indépendants et d’en avoir une certaine maîtrise.

Cela est vrai dans tous les domaines et sûrement davantage dans les milieux routiers. Quel est l’intérêt d’un Partenariat Public Privé pour la réfection des voiries ? L’eau et l’assainissement donnent des recettes financières permettant à un opérateur de gérer sur une longue durée le fonctionnement et l’entretien des réseaux dans un cadre contractuel avec une commune ou collectivité. Mais qu’en est-il du financement des réfections routières ? Qui paie? Comment ?  La commune reste-t-elle propriétaire ?  Ces questions sont restées sans réponse en conseil municipal.

Nous n’avons rien contre la commission d’appel d’offre, ni ses membre mais nous trouvons dommage que la petite politique passe avant l’intérêt des Valjoviens.

Christine Daenen, José Da Silva, Marc Garnier

Conseillers municipaux

 

Passage en force de D.Bailly

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A l’occasion du conseil municipal du 28/05/09, Dominique Bailly, maire de Vaujours, demande au conseil municipal d’engager la ville dans une délégation de service public pour l’assainissement. Quand bien même on pourrait y trouver un intérêt pour une petite ville comme Vaujours, cette démarche comporte de grands risques et mérite une solide analyse. D’ailleurs, la loi ne s’y trompe pas puisqu’elle demande que soit réalisée une évaluation préalable complète (bilan financier et juridique, durée, partage des risques, etc.) afin que les élus municipaux soient dûment informés en assemblée délibérante.

Eh bien aucun dossier, pas de rapport en séance, RIEN, sauf les 29 élus qui se voient contraints de voter dans des conditions embarrassantes. Et le Maire de dire que « les dossiers étaient consultables en mairie », il fallait oser… Nous avons choisi de ne pas voter (le reste de l’opposition s’est abstenu).

Le maire se défend en indiquant qu’il s’agit d’un vote de « principe » pour la délégation du service public d’assainissement» alors que le rapport de délibération comporte des termes sans équivoque « Le conseil municipal doit se prononcer dès à présent sur le mode de gestion de l’assainissement qu’il souhaite pour la ville et d’envisager, le cas échéant, de lancer une procédure de Délégation de Service Public afin de désigner le futur exploitant »… « Il est donc demandé à l’assemblée délibérante d’approuver la mise en œuvre de la Délégation de Service Public pour la gestion de l’assainissement sur la ville de Vaujours ».

Un simple vote de principe? vraiment ?

 

Vaujours et l’intercommunalité

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Vous avez pu lire précédemment dans le « Mag de Vaujours » que le bureau municipal entre les 3 communes du canton contribuait à l’étude de projets communs à Vaujours, Coubron et Montfermeil. Sans préjuger des intentions de M. Bailly en matière d’intercommunalité, voici quelques rappels sur ce sujet :

Une des particularités françaises est le nombre important de communes sur le territoire, 36700 soit 40% de l’union européenne. Les élus et les citoyens étant très attachés à l’identité communale, l’intercommunalité doit permettre le rassemblement de moyens au profit du développement économique local et de la politique d’aménagement du territoire. Il en existe principalement 2 formes qui sont les syndicats intercommunaux et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

Les syndicats représentent la forme la plus souple d’intercommunalité. Ils peuvent être à vocation unique, multiple ou mixte.

Les principaux EPCI sont la communauté urbaine, la communauté d’agglomération et la communauté de communes. Le regroupement en EPCI induit le transfert de certaines compétences vers l’EPCI qui se voit doté des structures et moyens par les communes concernées.

En juillet 2005, un rapport parlementaire démontre que « la coopération intercommunale serait un facteur significatif d’augmentation des taux d’impôts locaux en France ». Outre un impact indéniable sur les taux cumulés de pression fiscale locale, le rapport dénonce la spirale inflationniste des transferts de personnel, le maintien de postes en doublons entre commune et intercommunalité, ainsi que les dépenses « somptuaires » de certaines structures intercommunales.

Entretenir de bonnes relations avec les communes voisines doit déjà permettre l’émergence de projets sociaux et structurants au profit des habitants, au-delà des simplistes clivages politiques.

 

Première année, premier budget

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En attendant la clôture définitive des comptes de 2008, M. Le Maire nous a présenté son budget pour 2009. Malgré le manque de grands projets, certains points laissent perplexes.

Concernant les impôts, M Le Maire a choisi de maintenir la pression fiscale qu’il a tant dénoncée. Merci à l’Audit Financier qui devait permettre de les baisser !

Il n’y aura pas de revalorisation des subventions aux écoles alors qu’il est prévu d’augmenter le coût de fonctionnement de la mairie de plus de 1 000 000 € ; Des économies, oui, mais pas pour tout le monde !

En 2009, près de 700 000 € seront dépensés en études. La majeure partie concerne le gymnase que M. Le Maire souhaite construire dans l’emprise du collège Henri IV ; A ce jour, le conseil d’administration du collège n’a pas donné son accord car les questions liées à la sécurité des élèves et des bâtiments sont toujours sans réponses !

Ce budget ne prévoit pas le financement de réfection des rues et trottoirs. Il n’est toujours pas programmé la réalisation d‘un mur antibruit ou d’une pépinière d’entreprises, pas plus que la rénovation de l’école Jules Ferry ou la construction d’un restaurant scolaire. Toutefois, la police municipale et les services techniques auront droit eux à de nouveaux locaux

 


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