
Eric Raoult, député-maire du Raincy et président de la fédération de Seine-Saint-Denis, accepte difficilement le parachutage de Bruno Beschizza comme tête de liste UMP 93 aux régionales de mars prochain. L'arrivée de ce commandant de police, secrétaire général du syndicat Synergie, fait grincer beaucoup de dents dans l'entourage de l'ex-ministre de l'intégration.
«En tant que président de la fédération, j'ai proposé des conseils à Valérie Pécresse mais elle n'en tient pas compte, regrette l'élu du Raincy. Ce n'est pas facile de s'imposer lorsqu'on ne veut pas de vous. Il s'agit pour Valérie de régler des comptes, parce que j'ai soutenu Roger Karoutchi, lors des primaires. Alors que pour gagner, il faut faire les comptes en rassemblant».
Pour lui, «Pécresse a un déficit de banlieue». Et d'ajouter: «ce que j'aimerais, c'est que si elle fait un bon score chez elle à Vélizy (78), il faut qu'elle fasse un bon score à Bondy (93)»... Une chose est sûre : Eric Raoult n'ira pas coller les affiches ni distribuer des tracts sur les marchés de Seine-Saint-Denis pour Pécresse. «Je suis prêt à mourir pour Sarkozy mais pas pour Pécresse !, s'exclame t-il sans détour. Je suis parlementaire, je m'occupe de la question du voile intégral. C'est plus important.»
Rapporteur de la mission sur le voile intégral, Eric Raoult a réglé de la même manière ses comptes mardi avec ses collègues UMP Jean-François Copé et Jacques Myard, qui s'opposent aux conclusions de la mission. «Moi, mon patron c'est Sarko, ce n'est pas Copé», avait déclaré le député de Seine-Saint-Denis dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
Article et photo adaptés du Parisien





