Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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HIF 3 - 1789-1791, l'Assemblée Nationale Constituante

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"L'homme est né libre et, partout il est dans fers",

C'est à coup de maximes du "contrat social de Rousseau" que la nouvelle assemblée nationale va engager son oeuvre dont la pierre angulaire restera la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Il est intéressant de se rappeler que des les premiers mois s'est posée la question d'une "chambre haute". Le 10 septembre 1789, une majorité écrasante vote pour une chambre unique au risque d'y perdre en maturité et en réflexion. Tant pis si les américains, eux, l'ont déjà compris; pas question de reformer une nouvelle aristocratie. Alors que les ministres anglais font partie du débat dans leur parlement, ici, pas question de voir ces représentants de l'exécutif à l'assemblée nationale. L'idée qu'ils puissent influencer par leur seule présence ces nouveaux députés est insupportable. Un méfiance viscérale envers les ministres qui rendra difficile la mise en place d' un exécutif (dont on verra les effets par la suite). Cette assemblée parlementaire allait oeuvrer fébrilement pour amener la France vers sa première monarchie constitutionnelle. Rappel des principales réformes du 9 juillet 1789 au 30 septembre 1789:


La mort de Mirabeau et la constitution du clergé civil accéléreront la fuite programmée du Roi de France qui sent bien que les événements lui échappent. Son arrestation à Varennes et son retour dans un silence de mort fragiliseront d'emblée la constitution naissante, en favorisant le républicanisme.


Ci-dessous, un extrait Wikipedia:

L'Assemblée comptait près de 1 200 députés et siège du 9 juillet 1789 au 30 septembre 1789, d'abord à Versailles, puis après les journées des 5 et 6 octobre 1789, au cours desquels, l'Assemblée obtient du Roi la signature des premiers articles de la constitution et de la déclaration des droits, (les Parisiens ramènent Louis XVI et la famille royale au palais des Tuileries à Paris), dans le Manège des Tuileries à Paris.

Parmi les députés réunis quotidiennement, trois grandes tendances, assez mouvantes, finissent par se dessiner : les monarchistes, les constitutionnels (les plus nombreux) et les patriotes radicaux encore très minoritaires.

Les débats de l'Assemblée sont publiés par Le Moniteur universel. Après l'abolition de la féodalité dans la nuit du 4 août 1789 et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789), l'Assemblée vote dès la fin de l'année les grands principes de la Constitution de 1791 qui, sur la base de la souveraineté nationale et de la séparation des pouvoirs, organise la limitation du pouvoir royal et l'exclusion du peuple des décisions politiques.

Les réformes

En dehors de son œuvre constitutionnelle, l'Assemblée procède à des réformes fondamentales touchant à :

  • l'administration : uniformité et centralisation par la création de 83 départements ;
  • la justice
    • égalité devant la loi,
    • suppression des parlements,
    • élections des juges,
    • confirmation de l’abolition de la torture (depuis 1780 et 1788) ;
    • réforme du système judiciaire en divisant ordre administratif et ordre judiciaire (Loi des 16 et 24 août 1790 sur la dualité des ordres de juridiction)
  • les finances
    • égalité devant l'impôt,
    • suppression des impôts indirects,
    • nationalisation des biens du clergé gagés par les assignats ;
  • l'économie
    • suppression des douanes intérieures, des péages,
    • suppression des corporations (décret d'Allarde),
    • décisions favorisant le libéralisme économique

La Constituante adopte encore d'autres mesures :

  • Elle sécularise l'état civil confié à des officiers municipaux,
  • Elle institue le mariage civil,
  • Elle admet le divorce et supprime le droit d'aînesse.

Sur les questions religieuses, l'Assemblée constituante adopte les mesures suivantes :

  • Elle abolit les lois restrictives à l'égard des protestants,
  • Elle accorde la citoyenneté aux juifs,
  • Elle abolit les vœux monastiques, et supprime les ordres réguliers hors éducation et œuvres de charité (13 février 1790),
  • Elle adopte la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790).

Elle vote la première Constitution du 3 au 13 septembre 1791. Fondée sur le principe de la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs, elle institua en France une monarchie constitutionnelle. Le 13 septembre, le roi l'accepte.

Le pouvoir exécutif était exercé par le roi des Français, Louis XVI choisissait ses ministres qui n’étaient pas responsables devant l’Assemblée, dirigeait la politique extérieure et pouvait malgré le principe de la séparation des pouvoirs donner ou refuser sa sanction aux lois (veto suspensif 4 ans au plus). Le pouvoir législatif était exercé par l’Assemblée unique, élue pour deux ans au suffrage censitaire. Celle-ci avait l'initiative et le vote des lois, établissant et contrôlant l’impôt, décidant de la guerre et de la paix et se réunissait d’elle-même sans convocation. L’indépendance du pouvoir judiciaire était assurée par l’élection des magistrats.

L'Assemblée constituante se sépara le 30 septembre 1791, et fut immédiatement r emplacée par l'Assemblée législative. Les personnages qui eurent le plus d'influence dans cette assemblée sont Mirabeau, Barnave, Cazalès, Maury Duport, Lafayette, les Lameth, etc.

Le sort de la constitution

Rédigée au profit des citoyens les plus aisés, et prévue pour dix ans, cette Constitution ne survécut pas à l’insurrection du 10 août 1792. Les difficultés depuis la grande fraternité manifestée lors de la fête de la Fédération (14 juillet 1790), se sont en effet accumulées :

  • la Constitution de 1791 a déjà été remise en question par la fuite de la famille royale et son arrestation à Varennes (juin 1791),
  • la fusillade du Champ-de-Mars (17 juillet 1791) a définitivement séparé les modérés (les Feuillants) des Jacobins,
  • les puissances d'Europe s'inquiétaient du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » proclamé par la France révolutionnaire
 

A votre écoute

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Recherche

Chronologie de la Révolution

(source Wikipédia)

Année 1788
7 au 14 juin : journée des Tuiles à Grenoble.
21 juillet : réunion des états-généraux du Dauphiné.
8 août : décision de convoquer les États généraux prise par Loménie de Brienne pour le 1er mai. Les modalités de cette convocation doivent être discutées.
25 août : Brienne démissionne. Il est remplacé par Necker.
27 décembre : Necker, préparant les États généraux, accepte un règlement doublant la représentation du tiers état, qui compte par conséquent autant de députés que les deux autres réunis (noblesse et clergé), cependant le vote reste par Ordre.
29 décembre : Marseille réclame l’augmentation du nombre des élus du tiers état et le vote par tête aux États généraux.

Année 1789
janvier : Parution de la brochure de l'abbé Sieyes « Qu'est-ce que le tiers état ? »
7 février : Ordre de rédiger des Cahiers de doléances.
24 janvier : Parution du règlement des États généraux.
27 janvier : Affrontements mortels à Rennes entre jeunes nobles et jeunes bourgeois.
mars à mai : Élection des représentants aux États généraux.
27 avril : Émeute à Paris, au faubourg Saint-Antoine, contre le fabricant de papiers peints Réveillon.
30 avril : Création de la société des amis de la Constitution à Versailles, qui prendra le nom de Club des Jacobins en octobre, lors de son installation à Paris - Émeute à Marseille, où la foule s'empare de trois forts et tue l'un de leurs commandants, le chevalier de Beausset, major du Fort St-Jean.
2 mai : Présentation par ordre des 1200 députés au roi.
5 mai : Ouverture des États généraux à Versailles dans la salle des Menus Plaisirs.
6 mai : Brissot publie le premier numéro du « Patriote français ». Un arrêt du Conseil d'État interdit la publication toute espèce de journaux sans autorisation expresse.
13 juin : 2 membres du clergé se joignent au tiers état.
17 juin : Le tiers état se proclame Assemblée nationale, les deux autres ordres ayant refusé la délibération commune.
19 juin : De nouveaux délégués du Clergé se joignent au tiers état.
20 juin : Serment du Jeu de Paume
22 juin : L'Assemblée nationale se réunit à l'église Saint-Louis à Versailles.
23 juin : Séance royale : Le roi déclare le maintien des trois ordres et annule les délibérations du 17 juin - Apostrophe apocryphe de Mirabeau : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes » - L'Assemblée nationale déclare inviolable la personne de ses députés - Création du Club Breton
27 juin : Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de se joindre au tiers état.
9 juillet : Proclamation de l'Assemblée constituante

11 juillet : Renvoi de Necker. Mécontentement, agitation dans Paris - Joseph-Gilbert Motier, marquis de La Fayette présente un projet de déclaration des Droits de l'Homme à l'Assemblée constituante.
12 juillet : Harangue de Camille Desmoulins au Palais-Royal.
13 juillet : Formation d'une municipalité et d'une garde bourgeoise à Paris.
14 juillet : Prise de la Bastille
15 juillet : Bailly devient le premier maire de Paris - Le commandement de la garde Nationale de Paris est confié au marquis de La Fayette.
16 juillet : Necker est rappelé dans ses fonctions
17 juillet : Louis XVI à l'Hôtel de ville de Paris; Adoption par Louis XVI de la cocarde tricolore.
18 juillet : Début de l'émigration avec le départ des grandes familles du royaume (Condé, Artois, etc.). Cela marque aussi le début de la Grande Peur.
4 août : Abolition des privilèges et du système féodal.
26 août : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
11 septembre : l'Assemblée constituante accorde au roi le droit de veto.
5-6 octobre : Révolte du peuple de Paris - marche des femmes sur Versailles, qui force le roi à retirer son véto et à signer les décrets d'abolition des privilèges et la DDHC - le roi est forcé de rentrer a Paris et est installé au palais des Tuileries - l'Assemblée s'installe à Paris.
19 octobre : Création du Club des Jacobins.
21 octobre : Institution de la loi martiale.
30 octobre : Loi libéralisant l'Usure (finance).
2 novembre : Nationalisation des biens du clergé catholique.
30 novembre : Rattachement définitif de la Corse à la France.
14 décembre : Loi sur la mise en place des municipalités
19 décembre : Mise en place des assignats pour faire face aux dettes de l'État.
22 décembre : La France est divisée en 83 départements.
24 décembre : Les protestants obtiennent le droit de cité.

Année 1790
13 février : Suppression des ordres monastiques.
21 mars : Suppression de la gabelle.
27 avril : Fondation du Club des Cordeliers.
14 mai : Mise en vente des biens du clergé.
21 mai : Deuxième commune de Paris : Paris est divisé en 48 sections, remplaçant les 60 anciens districts.
12 juin : Avignon demande son rattachement à la France.
19 juin : Suppression de la noblesse.
12 juillet : Vote de la constitution civile du clergé.
14 juillet : Fête de la Fédération.
22 juillet : La Constitution civile du clergé est approuvée par le roi Louis XVI.
Juillet -- : Montée de l'influence des clubs (dont les Cordeliers, les Jacobins).
27 août : Transformation des assignats en papier-monnaie.
4 septembre : Démission de Necker
21 octobre : Drapeau tricolore: Bleu, blanc, rouge.
3 décembre : Lettre de Louis XVI demandant au roi de Prusse de le soutenir contre la Révolution.

Année 1791
3 janvier : Obligation au clergé de prêter serment à la Constitution civile.
4 février : serment à l'assemblée des prêtres
28 février : La Fayette désarme les chevaliers du poignard.
Février à mai : élection des évêques constitutionnels en remplacement des 80 évêques réfractaires.
2 mars : Décret d'Allarde, abolition des corporations
10 mars : Bref du pape Pie VI condamnant la Constitution civile du clergé.
15 mars : rupture des relations diplomatiques de la France avec l'Église Romaine.
2 avril : décès de Mirabeau. La cour aura désormais comme conseillers Barnave, Duport et Lameth.
4 avril : Mirabeau au Panthéon de Paris.
21 avril : démission de La Fayette de la Garde Nationale.
14 juin : Vote de la loi Le Chapelier abolissant les corporations, interdisant les coalitions ouvrières et les grèves, complétant ainsi le Décret d'Allarde.
20 juin  : Varennes-en-Argonne : Évasion manquée de la famille royale, suivie du retour sous bonne escorte aux Tuileries.
16 juillet : l’Assemblée rétablit le roi dans ses prérogatives. Fondation du Club des Feuillants.
17 juillet : fusillade du Champ-de-Mars.
18 juillet : Danton s'enfuit en Angleterre et Marat se cache.
27 août : déclaration de Pillnitz (Frédéric Guillaume II et Léopold II).
3 septembre : Fin du débat sur la Constitution et vote.
13 septembre : Louis XVI approuve la Constitution de 1791.
14 septembre : Après plébiscite, Avignon et le Comtat Venaissin sont intégrés à la France.
25 septembre : promulgation du Code pénal.
30 septembre : dissolution de l’Assemblée constituante.
1er octobre : ouverture de l’Assemblée législative.
16 octobre : Massacres de la Glacière à Avignon.
17 novembre : Pétion maire de Paris à la place de Bailly. Il avait comme adversaire La Fayette.
25 novembre : création du Comité de surveillance (futur Comité de sûreté générale).

Année 1792
Janvier : création par Jean-Nicolas Pache, ami de Gaspard Monge, de la société patriotique du Luxembourg, comprenant, outre Monge, Jean-Baptiste Marie Meusnier de la Place, Jean Henri Hassenfratz, et Alexandre-Théophile Vandermonde.
25 janvier : Ultimatum à Léopold d'Autriche.
7 février : Alliance de l'Autriche et de la Prusse.
9 mars : Le ministre de la Guerre, Narbonne-Lara, est remplacé par le colonel de Grave.
19 mars : Dumouriez nommé ministre des Affaires étrangères.
23 mars : Les ministres feuillants sont remplacés par des ministres girondins : Roland à l'Intérieur et Clavière aux Finances.
20 avril : La France déclare la guerre à l'Autriche.
25 avril : Rouget de l'Isle écrit un chant qui deviendra La Marseillaise.
8 mai : Démission du ministre de la Guerre de Grave, remplacé le lendemain par Joseph Servan.
13 juin : Le roi renvoie les ministres girondins Roland, Servan et Clavière ; Dumouriez passe à la Guerre.
15 juin : Démission de Dumouriez. Nouveau ministère feuillants, avec Lajard à la Guerre.
20 juin : Le peuple envahit les Tuileries, réclamant le retour des ministres et l'acceptation de plusieurs décrets auxquels le roi a mis son veto. Le roi est coiffé du bonnet rouge. Il ne cède pas.
30 juin : La tentative de coup d'État de La Fayette est avortée.
7 juillet : Baiser Lamourette.
10 juillet : Démission des ministres feuillants.
11 juillet : Proclamation de la patrie en danger.
25 juillet : Manifeste de Brunswick.
Nuit du 9 au 10 août : Formation à l'hôtel de ville de Paris d'une Commune insurrectionnelle.
10 août : Les sans-culottes s'emparent des Tuileries. La famille royale se réfugie à l'Assemblée. On décrète la création d'une nouvelle assemblée : la Convention nationale - nomination par acclamation par l'assemblée législative d'un conseil exécutif provisoire, remplaçant le Conseil du roi, composé de six ministres : Danton à la Justice, Roland à l'Intérieur, Joseph Servan à la Guerre, Clavière aux Finances, Lebrun aux Affaires étrangères et Monge à la Marine.

11 août : Réforme électorale : la future assemblée sera élue au suffrage universel.
13 août : La famille royale incarcérée à la prison du Temple.
17 août : À la demande de Robespierre, institution d'un premier tribunal révolutionnaire.
19 août : Trahison de La Fayette.
23 août : Capitulation de Longwy.
2 septembre : Capitulation de Verdun.
2 septembre : La conjuration royaliste du marquis de La Rouërie, en Bretagne, est déjouée.
2-7 septembre : Massacres de septembre. Création du Tribunal Maillard.
9 septembre : Massacres de Versailles.
20 septembre : Bataille de Valmy - Ouverture de la Convention nationale
21 septembre : abolition de la monarchie; proclamation de la Ire République
22 septembre (1er Vendémiaire An I) : Proclamation de l'an I de la République.

fin septembre à novembre : Girondins contre Montagnards à la Convention nationale.
25 septembre (4 Vendémiaire) : La République française est « une et indivisible ».
9 octobre (18 Vendémiaire) : Garat remplace Danton au ministère de la Justice.
21 octobre (30 Vendémiaire) : Prise de Mayence (1792)
6 novembre (16 Brumaire) : Bataille de Jemmapes.
14 novembre (24 Brumaire) : L'armée française entre à Bruxelles.
20 novembre (30 Brumaire) : L'armoire de fer.
27 novembre (7 Frimaire) : Annexion de la Savoie.
29 novembre (9 Frimaire) : Suppression du tribunal révolutionnaire du 17 août.
2 décembre (12 Frimaire): Chambon, nouveau maire de Paris, en remplacement de Pétion.
4 décembre (14 Frimaire) : Une délégation belge se présente devant la Convention pour lui réclamer l’indépendance de la Belgique.
11 décembre (21 Frimaire) : Ouverture du procès de Louis XVI à la Convention.
15 décembre (25 Frimaire) : Décret imposant le régime français aux pays conquis.

Année 1793 (An I du calendrier révolutionnaire)
1er janvier (12 Nivôse An I) : Établissement d'un Comité de défense générale.
7 janvier (18 Nivôse) : Fin du procès du roi.
21 janvier (2 Pluviôse) : Exécution de Louis XVI
22 janvier (3 Pluviôse) : Démission de Roland, ministre de l'Intérieur, remplacé par Garat.
30 janvier (11 Pluviôse) : Mort d'Armand Tuffin de La Rouërie.
31 janvier (12 Pluviôse) : Annexion de Nice. Danton réclame l'annexion de la Belgique.
1er février (13 Pluviôse) : Déclaration de la guerre à la Grande-Bretagne et à la Hollande.
4 février (21 Pluviôse) : Remplacement de Pache à la Guerre par le général de Beurnonville.
8 février (25 Pluviôse) : Occupation du duché des Deux-Ponts par la France.
14 février (26 Pluviôse) : Pache élu maire de Paris.
24 février (6 Ventôse) : La Convention décrète la levée en masse de 300.000 hommes pour la défense nationale.
Mars (Ventôse et Germinal): Révolte en Bretagne et en Vendée contre la levée en masse, début de la guerre de Vendée et de la Chouannerie.
7 mars (17 Ventôse) : Déclaration de la guerre à l'Espagne.
10 mars (20 Ventôse) : Création du Tribunal révolutionnaire.
17 mars (27 Ventôse) : Rattachement de la principauté de Salm (enclave).
18 mars (28 Ventôse): Bataille de Neerwinden - Décret instituant une Commission de salut public.
21 mars (1er Germinal) : Institution de Comités de surveillance.
1er avril (12 Germinal) : Trahison de Dumouriez.
6 avril (17 Germinal) : Création du Comité de salut public
13 avril (24 Germinal) : Arrestation de Marat
24 avril (5 Floréal) : Procès et acquittement de Marat par le Tribunal révolutionnaire.
4 mai (15 Floréal): Loi du maximum.
10 mai (21 Floréal) : La Convention s'installe au palais des Tuileries.
23 mai (4 Prairial) : Victoire des coalisés à la Bataille de Famars.
27 mai - 2 juin (8 au 14 Prairial) : Montagne et Commune contre les Girondins.
2 juin (14 Prairial) : Arrestation de 31 députés Girondins

18 juin (30 Prairial) : Exécution à Paris de 12 membres de l'Association bretonne.
29 juin (11 Messidor) : Les Vendéens sont repussés à la bataille de Nantes.
13 juillet (25 Messidor) : Assassinat de Marat par Charlotte Corday. Il laissa derrière lui "N'ayant pu me corrompre, ils m'ont assassiné"
17 juillet (29 Messidor) : Mort de Jacques Cathelineau, général en chef des Vendéens- abolition de la féodalité.
23 juillet (5 Thermidor) : Capitulation de Mayence.
27 juillet (9 Thermidor) : Entrée de Robespierre au Comité de salut public.
Août (Thermidor) : première vague de profanations des tombeaux royaux à la basilique Saint-Denis.
15 août (28 Thermidor) : Démission de Garat et remplacement par Paré à l'Intérieur.
23 août (6 Fructidor) : Levée en masse de la population masculine.
27 août (10 Fructidor) : Toulon se livre aux Britanniques.
5 septembre (19 Fructidor) : La Terreur à l'ordre du jour.
8 septembre (22 Fructidor) : Les Français républicains battent les alliés à la Bataille d'Hondschoote.
13 septembre (27 Fructidor) : Les troupes françaises battent les Savoisiens à la Bataille de Méribel.
17 septembre (1er jour complémentaire An I) : Loi des suspects.
22 septembre (1er Vendémiaire An II) : Les Espagnols battent les Français républicains à la Bataille de Trouillas.
29 septembre (8 Vendémiaire) : Établissement du tarif maximum
12 au 25 octobre (21 Vendémiaire au 4 Brumaire) : deuxième vague de profanations des tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis
9 octobre (18 Vendémiaire) : Reprise de Lyon.
16 octobre (25 Vendémiaire) : Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche ; Bataille de Wattignies, les Autrichiens sont battus.
17 octobre (26 Vendémiaire) : Les Vendéens sont battus à la bataille de Cholet.
18 octobre (27 Vendémiaire) : Les Vendéens traversent la Loire, début de la Virée de Galerne. Mort du général vendéen Charles de Bonchamps.
25 octobre (4 Brumaire) : Mise en usage du calendrier républicain. Jean Chouan et Aimé Picquet du Boisguy à la tête de plusieurs centaines d'hommes rejoignent les Vendéens à Laval.
27 octobre (6 Brumaire) : Les Républicains sont battus par les Vendéens à la Bataille d'Entrammes
31 octobre (10 Brumaire) : Exécution des Girondins.
3 novembre (13 Brumaire) : Les Vendéens et les Chouans prennent Fougères.
3 novembre : Mort du général vendéen Louis de Salgues de Lescure.
7 novembre (17 Brumaire) : Exécution de Philippe d'Orléans.
8 novembre (18 Brumaire) : Exécution de Madame Roland
10 novembre (20 Brumaire) : Abolition de la religion catholique et culte de la Raison
11 novembre (21 Brumaire) : Exécution de Bailly, premier maire de Paris.
14 novembre (24 Brumaire) : Les Vendéens sont repoussés au Siège de Granville.
17 novembre (27 Brumaire) : Début des noyades de Nantes.
23 novembre (3 Frimaire) : la Convention décide la fermeture des églises catholiques de la capitale.
24 novembre (4 Frimaire) : le calendrier grégorien est supprimé et remplacé par le calendrier républicain.
4 décembre (14 Frimaire) : Nouvel échec des Vendéens au Siège d'Angers.
13 décembre (23 Frimaire) : Bataille du Mans, les Vendéens sont massacrés.
19 décembre (29 Frimaire) : Reprise de Toulon.
23 décembre (3 Nivôse) : Les Vendéens sont écrasés à la bataille de Savenay, fin de la Virée de Galerne.
Décembre (Frimaire): Retraite des Alliés au-delà du Rhin.

Année 1794
12 janvier : Scandale de la Compagnie des Indes.
17 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau en Vendée.
19 janvier : Les Britanniques prennent pied en Corse.
4 février : Abolition de l'esclavage dans les colonies.
11 mars : création de la commission chargée de créer l'École centrale des travaux publics, future École polytechnique, comprenant Gaspard Monge et Lazare Carnot.
24 mars : Exécution des Hébertistes.
5 avril : Exécution de Danton et de ses partisans.

13 avril : sept acquittements et dix-neuf condamnations à mort, dont Lucile Desmoulins, Chaumette, le général Dillon, l'ex-évêque Gobel et la Veuve d'Hébert, dans la Conspiration du Luxembourg.
10 mai : Arrestation de Pache, maire de Paris, remplacé par Fleuriot-Lescot.
8 juin : Fête de l'Être Suprême.
10 juin : Loi du 22 Prairial sur les pouvoirs des tribunaux révolutionnaires : Grande Terreur.

26 juin : Bataille de Fleurus (victoire française en Belgique).
27 juillet : Chute de Robespierre (9 Thermidor).
28 et 29 juillet : Exécution des robespierristes
.
9 août : Arrestation de Bonaparte à Nice, suspecté de robespierrisme. Il sera remis en liberté onze jours plus tard.
10 août : Réorganisation du tribunal révolutionnaire.
19 septembre : Dans le cadre du pillage systématique de la Belgique par la République française, les premières œuvres d'art saisies arrivent à Paris.
28 septembre : création officielle de l'École centrale des travaux publics, future École polytechnique.
11 novembre : Fermeture du club des Jacobins.
8 décembre : Retour des soixante-treize Girondins à la Convention.
24 décembre : Abrogation du maximum.

Année 1795
17 février : signature au château de la Jaunaye, d'un traité entre les insurgés vendéens représentés par François de Charette, et la Convention, sur la liberté religieuse.
5 mars : premier Traité de Bâle (La Prusse se retire de la guerre)
1er avril : Insurrection du 12 germinal an III.
20 mai : Insurrection du 1er prairial an III
31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
8 juin : Décès du dauphin (Louis de France (1785-1795))
23 juin - 21 juillet : débarquement des émigrés à Quiberon, organisé par Louis XVIII de France et le comte d’Artois (futur Charles X de France) pour prêter main forte à la chouannerie et à l'Armée catholique et royale en Vendée.
20 juillet (2 thermidor) : Sieyès prononce un discours dans lequel il propose l’instauration d’une «jurie constitutionnaire» ayant un rôle de gardien de la Constitution.
22 juillet : deuxième traité de Bâle (l'Espagne cesse le combat)
22 août : Constitution de 1795.
5 octobre : Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, arretée par Napoléon
26 octobre : La Convention est dissoute ; début du Directoire

Année 1796

5 mars : Guerre contre le Saint Empire romain germanique
9 mars : Mariage de Napoléon Bonaparte et Joséphine
29 mars : François de Charette, chef de l'insurrection vendéenne, est fusillé à Nantes.
10 mai : Bataille de Lodi (Napoléon en Italie) - Arrestation de Gracchus Babeuf et des principaux dirigeants de la Conjuration des Egaux
Juillet : Siège de Mantoue

Année 1797
14 janvier : Victoire de Rivoli
18 avril : Paix de Leoben
27 mai : Exécution de Babeuf
8 juillet : La République cisalpine est instituée.
4 septembre : Coup d'État du 18 fructidor an V.
17 octobre : Traité de Campo-Formio

Année 1798
6 février : le Directoire envoie Gaspard Monge à Rome
Février : La République romaine est proclamée.
Avril : La République helvétique est proclamée.
11 mai : Coup d'État du 22 floréal.
21 juillet : Bataille des Pyramides
1er août : Bataille d'Aboukir
Septembre : Loi Jourdan instituant le service militaire
12 octobre : Des révoltes éclatent en Belgique contre l'occupant français.
24 octobre : Les révoltes contre l'occupant français se généralisent en Belgique.
2 novembre : Des révoltes éclatent sur l'Île de Malte contre l'occupant français.
4 novembre : En Belgique, 8000 prêtres sont proscrits et déportés à cause des révoltes qui y font rage contre l'occupant français.
13 novembre : Les paysans belges révoltés contre l'occupant français prennent la ville de Diest, sous la direction d'Emmanuel Rollier.
4 décembre : Massacre de Hasselt perpétré par les troupes françaises et qui met fin à la révolte belge.
24 décembre : Alliance entre la Russie et la Grande-Bretagne

Année 1799

20 mai : Échec de Bonaparte devant Saint-Jean-d'Acre.
17 juin-19 juin : Bataille de Trébia (Souvorov bat les Français)
18 juin : Coup d'État du 30 prairial
24 août : Bonaparte quitte l'Égypte.
16 octobre : Arrivée de Bonaparte à Paris.
22 octobre : Les Russes se retirent de la coalition
9 novembre : Coup d'État du 18 Brumaire : fin du Directoire ; mise en place du Consulat
25 décembre : Mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII

26 décembre : Création du Conseil d'État.

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