Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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HIF 5 - 1792 à 1794, la Convention

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Du terrible été 1792 jusqu’à l’avènement du médiocre Directoire de 1795, la convention connaitra son apogée pendant le règne de la terreur en 1794.

Le contexte :

La commune insurrectionnelle de Paris commencée le 20 juin 1792 (le Roi boit un verre de vin avec le bonnet rouge sur la tête),  prend d’assaut les Tuileries le 10 aout suivant (massacre de la garde suisse) et contraint la jeune assemblée législative à décréter l’élection au suffrage universel d’une convention nationale chargée de donner de nouvelles institutions à la France.  L’assemblée législative et ses espoirs de monarchie constitutionnelle ont déçu (fusillade du champs de Mars, fuite du Roi, etc.). Cette journée du 10 aout 1792 est considérée comme la seconde révolution par beaucoup d’historiens.  A partir de ce moment,  sous la pression des sections parisiennes, le roi est appelé à disparaître, emportant avec lui plusieurs siècles de tradition royaliste.

La commune insurrectionnelle

Elections de la nouvelle convention :

Six semaines d’instabilité politique, ponctuées de massacres (dits de « septembre »), vont précéder la réunion de la première Convention le 20 septembre 1792.  Sous le contrôle de la commune insurrectionnelle de Paris qui concentre le vrai pouvoir, les élections vont voir une faible participation due principalement à l’intimidation et à l’indifférence. Pas mieux dans certaines provinces à dominante royaliste. Dans les 2 cas, les élections étaient généralement perçues comme une « affaire dont il valait mieux ne pas se mêler ». Elles seront entachées de très nombreuses irrégularités.

Les élus de la convention

L’ambiance et l’abstention marquée aux élections expliquent la très forte représentation de la « Commune  de Paris» à cette nouvelle assemblée appelée Convention. Les 749 députés, se répartissaient  grossièrement en 160 girondins, 200 montagnards et 400 « centristes » (appelé également Marais ou Plaine).  Il est à noter également  que sur ces 749 élus, 260 étaient issus de la Constituante ou de la Législative, ce qui illustre la « continuité du personnel révolutionnaire ».  On reste dans un parlement à chambre unique qui concentre tous les pouvoirs.

Girondins contre Montagnards

Une lutte farouche va opposer les Girondins cherchant leurs appuis dans la bourgeoisie de province aux Montagnards soutenus par les clubs parisiens.  Jusqu’au 10 aout 1792, le pouvoir Royal focalisait et faisait tampon entre les leaders respectifs Brissot et Robespierre. A partir de cette date, faute d’exutoire Royal, la convention va se lancer dans une autoépuration sanglante qui fauchera les uns et les autres par un sordide balancier.

Traditionnellement, on distingue 3 périodes dans la Convention :

20 septembre 1792 au 6 avril 1793

La première séance s’ouvre par la proclamation de l’abolition de la royauté. Quelques mois plus tard, on votera la mort du Roi (21 janvier 1793, sur l’actuelle place de la Concorde) avec la conséquence de souder les pays européens contre la France. Les échecs militaires infligés par cette coalition nécessitent la levée en masse (par tirage au sort) de 300000 hommes, provoquant des révoltes dans les provinces. Le recrutement par « tirage au sort » semble plutôt attiser la grogne des paysans pour les raisons qu’on imagine facilement. En réaction, la Convention enclenche son escalade dans la terreur en votant une loi permettant l’exécution sommaire de tout rebelle l’arme à la main.

Execution de Louis XVI

6 avril 1793 au 5 avril 1794

Les 21 Comités de la Convention manquent de coordination et le Comité de Défense Générale, créé un peu plus tard, n’y changera pas grand-chose.  Le besoin d’un Comité Central s’est fait sentir en dépit d’une méfiance naturelle envers l’exécutif. La création Comité de Salut Public chargé d’accélérer « le train de la révolution » est décrétée le 6 avril 1793. Les Girondin soupçonnés de mollesse pendant la guerre de Vendée sont obligés d’accepter ce Comité appelé à délibérer en secret.  Un premier coup de massue tomber sur ces derniers, le 2 juin 1793. A l’appel de Robespierre, très populaire,  la convention voit déferler une foule de 80000 hommes: 29 députés Girondins sont livrés par le parlement et arrêtés.

La Gironde décapitée, la Montagne va continuer son œuvre jacobine dont son emblématique constitution de L’an I.  Une constitution exemplaire et trop «parfaite» pour être appliquée : suffrage universel, mandats d’élus courts,  tous les pouvoirs au législatif, etc..  La terreur s’intensifie avec des mesures économiques sévères contres les « accapareurs » de denrées et pour le contrôle des  prix. A ce moment, le balancier retombe sur les Montagnards  jugés « impurs » par trop de zèle (Hébertistes) ou trop modérés (Danton et les siens).  Robespierre, maitre incontesté du comité de salut public, devient chef du désormais seul parti autorisé, le club des jacobins.

Du 5 avril 1793 au 27 juillet 1794

La peur règne à l’assemblée. Bien qu’il n’ait aucun titre, ni aucune prérogative en ce sens, Maximilien Robespierre règne en maitre absolu. Pouvoir reposant sur les victoires, la terreur et la vertu. Auréolé de victoires militaires obtenues par des jeunes officiers talentueux, un consensus reconnaît son action dans la sauvegarde de la nouvelle patrie. La terreur est appuyée par le tribunal révolutionnaire et les tribunaux d’exception qui amènent les prévenus des 4 coins de la France, pour une seule peine prévue : la mort. Et enfin, la vertu sorte de religion chrétienne sans christianisme qui imposera son dogme à coups de guillotine. Le 8 juin 1794, Robespierre connaitra la consécration en présidant la fête de l’être suprême. Ce jour là, bouquet et épis de blé à la main, il ne sait pas encore que le balancier infernal de la révolution va retomber de tout son poids sur l’oracle des jacobins.

9 Thermidor - La fin de Robespierre

Le pays a « la nausée de l’échafaud ». Les victoires militaires ne semblent plus justifier la terreur. La fête de l’être suprême « passe mal » dans les rangs. Le Marais qui, ne l’oublions pas, compte près de 400 députés sur 745 (au départ), est réveillé de sa torpeur par quelques terroristes qu’on pourrait appeler hommes de pouvoir s’ils n’étaient avant tout des hommes concupiscents et avides (Fouché, Barras, Fréron, Tallien, etc.) qu’ont retrouvera pour certains jusqu’à la restauration de Louis XVIII, 20 ans plus tard.  La mort de Robespierre marque le début  de la décrue révolutionnaire.

La fin de la convention

A partir de ce 27 juillet 1794, s’amorce une réaction dite thermidorienne par les historiens.  Les centristes du Marais appelés à l’aide par les Jacobins ensanglantés ont repris confiance en leur force mais sont peu résolus à poursuivre l’escalade révolutionnaire, bien au contraire. Démantèlement du gouvernement révolutionnaire et décapitation du comité de salut public marquent rapidement leur intention de rupture…avec la révolution. La mythique Constitution de l’An I est balayée (sans avoir pu être appliquée) au profit d’une nouvelle Constitution de l’An III qui prévoit obligatoirement la reconduction de 2/3 des députés en place.  Bel esprit de démocratie qui contribuera à l’image détestable des thermidoriens dont l’histoire retient davantage la médiocrité que l’œuvre qui fera le lit du généralissime corse, après la non moins piètre transition du Directoire.

 

A votre écoute

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Recherche

Chronologie de la Révolution

(source Wikipédia)

Année 1788
7 au 14 juin : journée des Tuiles à Grenoble.
21 juillet : réunion des états-généraux du Dauphiné.
8 août : décision de convoquer les États généraux prise par Loménie de Brienne pour le 1er mai. Les modalités de cette convocation doivent être discutées.
25 août : Brienne démissionne. Il est remplacé par Necker.
27 décembre : Necker, préparant les États généraux, accepte un règlement doublant la représentation du tiers état, qui compte par conséquent autant de députés que les deux autres réunis (noblesse et clergé), cependant le vote reste par Ordre.
29 décembre : Marseille réclame l’augmentation du nombre des élus du tiers état et le vote par tête aux États généraux.

Année 1789
janvier : Parution de la brochure de l'abbé Sieyes « Qu'est-ce que le tiers état ? »
7 février : Ordre de rédiger des Cahiers de doléances.
24 janvier : Parution du règlement des États généraux.
27 janvier : Affrontements mortels à Rennes entre jeunes nobles et jeunes bourgeois.
mars à mai : Élection des représentants aux États généraux.
27 avril : Émeute à Paris, au faubourg Saint-Antoine, contre le fabricant de papiers peints Réveillon.
30 avril : Création de la société des amis de la Constitution à Versailles, qui prendra le nom de Club des Jacobins en octobre, lors de son installation à Paris - Émeute à Marseille, où la foule s'empare de trois forts et tue l'un de leurs commandants, le chevalier de Beausset, major du Fort St-Jean.
2 mai : Présentation par ordre des 1200 députés au roi.
5 mai : Ouverture des États généraux à Versailles dans la salle des Menus Plaisirs.
6 mai : Brissot publie le premier numéro du « Patriote français ». Un arrêt du Conseil d'État interdit la publication toute espèce de journaux sans autorisation expresse.
13 juin : 2 membres du clergé se joignent au tiers état.
17 juin : Le tiers état se proclame Assemblée nationale, les deux autres ordres ayant refusé la délibération commune.
19 juin : De nouveaux délégués du Clergé se joignent au tiers état.
20 juin : Serment du Jeu de Paume
22 juin : L'Assemblée nationale se réunit à l'église Saint-Louis à Versailles.
23 juin : Séance royale : Le roi déclare le maintien des trois ordres et annule les délibérations du 17 juin - Apostrophe apocryphe de Mirabeau : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes » - L'Assemblée nationale déclare inviolable la personne de ses députés - Création du Club Breton
27 juin : Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de se joindre au tiers état.
9 juillet : Proclamation de l'Assemblée constituante

11 juillet : Renvoi de Necker. Mécontentement, agitation dans Paris - Joseph-Gilbert Motier, marquis de La Fayette présente un projet de déclaration des Droits de l'Homme à l'Assemblée constituante.
12 juillet : Harangue de Camille Desmoulins au Palais-Royal.
13 juillet : Formation d'une municipalité et d'une garde bourgeoise à Paris.
14 juillet : Prise de la Bastille
15 juillet : Bailly devient le premier maire de Paris - Le commandement de la garde Nationale de Paris est confié au marquis de La Fayette.
16 juillet : Necker est rappelé dans ses fonctions
17 juillet : Louis XVI à l'Hôtel de ville de Paris; Adoption par Louis XVI de la cocarde tricolore.
18 juillet : Début de l'émigration avec le départ des grandes familles du royaume (Condé, Artois, etc.). Cela marque aussi le début de la Grande Peur.
4 août : Abolition des privilèges et du système féodal.
26 août : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
11 septembre : l'Assemblée constituante accorde au roi le droit de veto.
5-6 octobre : Révolte du peuple de Paris - marche des femmes sur Versailles, qui force le roi à retirer son véto et à signer les décrets d'abolition des privilèges et la DDHC - le roi est forcé de rentrer a Paris et est installé au palais des Tuileries - l'Assemblée s'installe à Paris.
19 octobre : Création du Club des Jacobins.
21 octobre : Institution de la loi martiale.
30 octobre : Loi libéralisant l'Usure (finance).
2 novembre : Nationalisation des biens du clergé catholique.
30 novembre : Rattachement définitif de la Corse à la France.
14 décembre : Loi sur la mise en place des municipalités
19 décembre : Mise en place des assignats pour faire face aux dettes de l'État.
22 décembre : La France est divisée en 83 départements.
24 décembre : Les protestants obtiennent le droit de cité.

Année 1790
13 février : Suppression des ordres monastiques.
21 mars : Suppression de la gabelle.
27 avril : Fondation du Club des Cordeliers.
14 mai : Mise en vente des biens du clergé.
21 mai : Deuxième commune de Paris : Paris est divisé en 48 sections, remplaçant les 60 anciens districts.
12 juin : Avignon demande son rattachement à la France.
19 juin : Suppression de la noblesse.
12 juillet : Vote de la constitution civile du clergé.
14 juillet : Fête de la Fédération.
22 juillet : La Constitution civile du clergé est approuvée par le roi Louis XVI.
Juillet -- : Montée de l'influence des clubs (dont les Cordeliers, les Jacobins).
27 août : Transformation des assignats en papier-monnaie.
4 septembre : Démission de Necker
21 octobre : Drapeau tricolore: Bleu, blanc, rouge.
3 décembre : Lettre de Louis XVI demandant au roi de Prusse de le soutenir contre la Révolution.

Année 1791
3 janvier : Obligation au clergé de prêter serment à la Constitution civile.
4 février : serment à l'assemblée des prêtres
28 février : La Fayette désarme les chevaliers du poignard.
Février à mai : élection des évêques constitutionnels en remplacement des 80 évêques réfractaires.
2 mars : Décret d'Allarde, abolition des corporations
10 mars : Bref du pape Pie VI condamnant la Constitution civile du clergé.
15 mars : rupture des relations diplomatiques de la France avec l'Église Romaine.
2 avril : décès de Mirabeau. La cour aura désormais comme conseillers Barnave, Duport et Lameth.
4 avril : Mirabeau au Panthéon de Paris.
21 avril : démission de La Fayette de la Garde Nationale.
14 juin : Vote de la loi Le Chapelier abolissant les corporations, interdisant les coalitions ouvrières et les grèves, complétant ainsi le Décret d'Allarde.
20 juin  : Varennes-en-Argonne : Évasion manquée de la famille royale, suivie du retour sous bonne escorte aux Tuileries.
16 juillet : l’Assemblée rétablit le roi dans ses prérogatives. Fondation du Club des Feuillants.
17 juillet : fusillade du Champ-de-Mars.
18 juillet : Danton s'enfuit en Angleterre et Marat se cache.
27 août : déclaration de Pillnitz (Frédéric Guillaume II et Léopold II).
3 septembre : Fin du débat sur la Constitution et vote.
13 septembre : Louis XVI approuve la Constitution de 1791.
14 septembre : Après plébiscite, Avignon et le Comtat Venaissin sont intégrés à la France.
25 septembre : promulgation du Code pénal.
30 septembre : dissolution de l’Assemblée constituante.
1er octobre : ouverture de l’Assemblée législative.
16 octobre : Massacres de la Glacière à Avignon.
17 novembre : Pétion maire de Paris à la place de Bailly. Il avait comme adversaire La Fayette.
25 novembre : création du Comité de surveillance (futur Comité de sûreté générale).

Année 1792
Janvier : création par Jean-Nicolas Pache, ami de Gaspard Monge, de la société patriotique du Luxembourg, comprenant, outre Monge, Jean-Baptiste Marie Meusnier de la Place, Jean Henri Hassenfratz, et Alexandre-Théophile Vandermonde.
25 janvier : Ultimatum à Léopold d'Autriche.
7 février : Alliance de l'Autriche et de la Prusse.
9 mars : Le ministre de la Guerre, Narbonne-Lara, est remplacé par le colonel de Grave.
19 mars : Dumouriez nommé ministre des Affaires étrangères.
23 mars : Les ministres feuillants sont remplacés par des ministres girondins : Roland à l'Intérieur et Clavière aux Finances.
20 avril : La France déclare la guerre à l'Autriche.
25 avril : Rouget de l'Isle écrit un chant qui deviendra La Marseillaise.
8 mai : Démission du ministre de la Guerre de Grave, remplacé le lendemain par Joseph Servan.
13 juin : Le roi renvoie les ministres girondins Roland, Servan et Clavière ; Dumouriez passe à la Guerre.
15 juin : Démission de Dumouriez. Nouveau ministère feuillants, avec Lajard à la Guerre.
20 juin : Le peuple envahit les Tuileries, réclamant le retour des ministres et l'acceptation de plusieurs décrets auxquels le roi a mis son veto. Le roi est coiffé du bonnet rouge. Il ne cède pas.
30 juin : La tentative de coup d'État de La Fayette est avortée.
7 juillet : Baiser Lamourette.
10 juillet : Démission des ministres feuillants.
11 juillet : Proclamation de la patrie en danger.
25 juillet : Manifeste de Brunswick.
Nuit du 9 au 10 août : Formation à l'hôtel de ville de Paris d'une Commune insurrectionnelle.
10 août : Les sans-culottes s'emparent des Tuileries. La famille royale se réfugie à l'Assemblée. On décrète la création d'une nouvelle assemblée : la Convention nationale - nomination par acclamation par l'assemblée législative d'un conseil exécutif provisoire, remplaçant le Conseil du roi, composé de six ministres : Danton à la Justice, Roland à l'Intérieur, Joseph Servan à la Guerre, Clavière aux Finances, Lebrun aux Affaires étrangères et Monge à la Marine.

11 août : Réforme électorale : la future assemblée sera élue au suffrage universel.
13 août : La famille royale incarcérée à la prison du Temple.
17 août : À la demande de Robespierre, institution d'un premier tribunal révolutionnaire.
19 août : Trahison de La Fayette.
23 août : Capitulation de Longwy.
2 septembre : Capitulation de Verdun.
2 septembre : La conjuration royaliste du marquis de La Rouërie, en Bretagne, est déjouée.
2-7 septembre : Massacres de septembre. Création du Tribunal Maillard.
9 septembre : Massacres de Versailles.
20 septembre : Bataille de Valmy - Ouverture de la Convention nationale
21 septembre : abolition de la monarchie; proclamation de la Ire République
22 septembre (1er Vendémiaire An I) : Proclamation de l'an I de la République.

fin septembre à novembre : Girondins contre Montagnards à la Convention nationale.
25 septembre (4 Vendémiaire) : La République française est « une et indivisible ».
9 octobre (18 Vendémiaire) : Garat remplace Danton au ministère de la Justice.
21 octobre (30 Vendémiaire) : Prise de Mayence (1792)
6 novembre (16 Brumaire) : Bataille de Jemmapes.
14 novembre (24 Brumaire) : L'armée française entre à Bruxelles.
20 novembre (30 Brumaire) : L'armoire de fer.
27 novembre (7 Frimaire) : Annexion de la Savoie.
29 novembre (9 Frimaire) : Suppression du tribunal révolutionnaire du 17 août.
2 décembre (12 Frimaire): Chambon, nouveau maire de Paris, en remplacement de Pétion.
4 décembre (14 Frimaire) : Une délégation belge se présente devant la Convention pour lui réclamer l’indépendance de la Belgique.
11 décembre (21 Frimaire) : Ouverture du procès de Louis XVI à la Convention.
15 décembre (25 Frimaire) : Décret imposant le régime français aux pays conquis.

Année 1793 (An I du calendrier révolutionnaire)
1er janvier (12 Nivôse An I) : Établissement d'un Comité de défense générale.
7 janvier (18 Nivôse) : Fin du procès du roi.
21 janvier (2 Pluviôse) : Exécution de Louis XVI
22 janvier (3 Pluviôse) : Démission de Roland, ministre de l'Intérieur, remplacé par Garat.
30 janvier (11 Pluviôse) : Mort d'Armand Tuffin de La Rouërie.
31 janvier (12 Pluviôse) : Annexion de Nice. Danton réclame l'annexion de la Belgique.
1er février (13 Pluviôse) : Déclaration de la guerre à la Grande-Bretagne et à la Hollande.
4 février (21 Pluviôse) : Remplacement de Pache à la Guerre par le général de Beurnonville.
8 février (25 Pluviôse) : Occupation du duché des Deux-Ponts par la France.
14 février (26 Pluviôse) : Pache élu maire de Paris.
24 février (6 Ventôse) : La Convention décrète la levée en masse de 300.000 hommes pour la défense nationale.
Mars (Ventôse et Germinal): Révolte en Bretagne et en Vendée contre la levée en masse, début de la guerre de Vendée et de la Chouannerie.
7 mars (17 Ventôse) : Déclaration de la guerre à l'Espagne.
10 mars (20 Ventôse) : Création du Tribunal révolutionnaire.
17 mars (27 Ventôse) : Rattachement de la principauté de Salm (enclave).
18 mars (28 Ventôse): Bataille de Neerwinden - Décret instituant une Commission de salut public.
21 mars (1er Germinal) : Institution de Comités de surveillance.
1er avril (12 Germinal) : Trahison de Dumouriez.
6 avril (17 Germinal) : Création du Comité de salut public
13 avril (24 Germinal) : Arrestation de Marat
24 avril (5 Floréal) : Procès et acquittement de Marat par le Tribunal révolutionnaire.
4 mai (15 Floréal): Loi du maximum.
10 mai (21 Floréal) : La Convention s'installe au palais des Tuileries.
23 mai (4 Prairial) : Victoire des coalisés à la Bataille de Famars.
27 mai - 2 juin (8 au 14 Prairial) : Montagne et Commune contre les Girondins.
2 juin (14 Prairial) : Arrestation de 31 députés Girondins

18 juin (30 Prairial) : Exécution à Paris de 12 membres de l'Association bretonne.
29 juin (11 Messidor) : Les Vendéens sont repussés à la bataille de Nantes.
13 juillet (25 Messidor) : Assassinat de Marat par Charlotte Corday. Il laissa derrière lui "N'ayant pu me corrompre, ils m'ont assassiné"
17 juillet (29 Messidor) : Mort de Jacques Cathelineau, général en chef des Vendéens- abolition de la féodalité.
23 juillet (5 Thermidor) : Capitulation de Mayence.
27 juillet (9 Thermidor) : Entrée de Robespierre au Comité de salut public.
Août (Thermidor) : première vague de profanations des tombeaux royaux à la basilique Saint-Denis.
15 août (28 Thermidor) : Démission de Garat et remplacement par Paré à l'Intérieur.
23 août (6 Fructidor) : Levée en masse de la population masculine.
27 août (10 Fructidor) : Toulon se livre aux Britanniques.
5 septembre (19 Fructidor) : La Terreur à l'ordre du jour.
8 septembre (22 Fructidor) : Les Français républicains battent les alliés à la Bataille d'Hondschoote.
13 septembre (27 Fructidor) : Les troupes françaises battent les Savoisiens à la Bataille de Méribel.
17 septembre (1er jour complémentaire An I) : Loi des suspects.
22 septembre (1er Vendémiaire An II) : Les Espagnols battent les Français républicains à la Bataille de Trouillas.
29 septembre (8 Vendémiaire) : Établissement du tarif maximum
12 au 25 octobre (21 Vendémiaire au 4 Brumaire) : deuxième vague de profanations des tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis
9 octobre (18 Vendémiaire) : Reprise de Lyon.
16 octobre (25 Vendémiaire) : Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche ; Bataille de Wattignies, les Autrichiens sont battus.
17 octobre (26 Vendémiaire) : Les Vendéens sont battus à la bataille de Cholet.
18 octobre (27 Vendémiaire) : Les Vendéens traversent la Loire, début de la Virée de Galerne. Mort du général vendéen Charles de Bonchamps.
25 octobre (4 Brumaire) : Mise en usage du calendrier républicain. Jean Chouan et Aimé Picquet du Boisguy à la tête de plusieurs centaines d'hommes rejoignent les Vendéens à Laval.
27 octobre (6 Brumaire) : Les Républicains sont battus par les Vendéens à la Bataille d'Entrammes
31 octobre (10 Brumaire) : Exécution des Girondins.
3 novembre (13 Brumaire) : Les Vendéens et les Chouans prennent Fougères.
3 novembre : Mort du général vendéen Louis de Salgues de Lescure.
7 novembre (17 Brumaire) : Exécution de Philippe d'Orléans.
8 novembre (18 Brumaire) : Exécution de Madame Roland
10 novembre (20 Brumaire) : Abolition de la religion catholique et culte de la Raison
11 novembre (21 Brumaire) : Exécution de Bailly, premier maire de Paris.
14 novembre (24 Brumaire) : Les Vendéens sont repoussés au Siège de Granville.
17 novembre (27 Brumaire) : Début des noyades de Nantes.
23 novembre (3 Frimaire) : la Convention décide la fermeture des églises catholiques de la capitale.
24 novembre (4 Frimaire) : le calendrier grégorien est supprimé et remplacé par le calendrier républicain.
4 décembre (14 Frimaire) : Nouvel échec des Vendéens au Siège d'Angers.
13 décembre (23 Frimaire) : Bataille du Mans, les Vendéens sont massacrés.
19 décembre (29 Frimaire) : Reprise de Toulon.
23 décembre (3 Nivôse) : Les Vendéens sont écrasés à la bataille de Savenay, fin de la Virée de Galerne.
Décembre (Frimaire): Retraite des Alliés au-delà du Rhin.

Année 1794
12 janvier : Scandale de la Compagnie des Indes.
17 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau en Vendée.
19 janvier : Les Britanniques prennent pied en Corse.
4 février : Abolition de l'esclavage dans les colonies.
11 mars : création de la commission chargée de créer l'École centrale des travaux publics, future École polytechnique, comprenant Gaspard Monge et Lazare Carnot.
24 mars : Exécution des Hébertistes.
5 avril : Exécution de Danton et de ses partisans.

13 avril : sept acquittements et dix-neuf condamnations à mort, dont Lucile Desmoulins, Chaumette, le général Dillon, l'ex-évêque Gobel et la Veuve d'Hébert, dans la Conspiration du Luxembourg.
10 mai : Arrestation de Pache, maire de Paris, remplacé par Fleuriot-Lescot.
8 juin : Fête de l'Être Suprême.
10 juin : Loi du 22 Prairial sur les pouvoirs des tribunaux révolutionnaires : Grande Terreur.

26 juin : Bataille de Fleurus (victoire française en Belgique).
27 juillet : Chute de Robespierre (9 Thermidor).
28 et 29 juillet : Exécution des robespierristes
.
9 août : Arrestation de Bonaparte à Nice, suspecté de robespierrisme. Il sera remis en liberté onze jours plus tard.
10 août : Réorganisation du tribunal révolutionnaire.
19 septembre : Dans le cadre du pillage systématique de la Belgique par la République française, les premières œuvres d'art saisies arrivent à Paris.
28 septembre : création officielle de l'École centrale des travaux publics, future École polytechnique.
11 novembre : Fermeture du club des Jacobins.
8 décembre : Retour des soixante-treize Girondins à la Convention.
24 décembre : Abrogation du maximum.

Année 1795
17 février : signature au château de la Jaunaye, d'un traité entre les insurgés vendéens représentés par François de Charette, et la Convention, sur la liberté religieuse.
5 mars : premier Traité de Bâle (La Prusse se retire de la guerre)
1er avril : Insurrection du 12 germinal an III.
20 mai : Insurrection du 1er prairial an III
31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
8 juin : Décès du dauphin (Louis de France (1785-1795))
23 juin - 21 juillet : débarquement des émigrés à Quiberon, organisé par Louis XVIII de France et le comte d’Artois (futur Charles X de France) pour prêter main forte à la chouannerie et à l'Armée catholique et royale en Vendée.
20 juillet (2 thermidor) : Sieyès prononce un discours dans lequel il propose l’instauration d’une «jurie constitutionnaire» ayant un rôle de gardien de la Constitution.
22 juillet : deuxième traité de Bâle (l'Espagne cesse le combat)
22 août : Constitution de 1795.
5 octobre : Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, arretée par Napoléon
26 octobre : La Convention est dissoute ; début du Directoire

Année 1796

5 mars : Guerre contre le Saint Empire romain germanique
9 mars : Mariage de Napoléon Bonaparte et Joséphine
29 mars : François de Charette, chef de l'insurrection vendéenne, est fusillé à Nantes.
10 mai : Bataille de Lodi (Napoléon en Italie) - Arrestation de Gracchus Babeuf et des principaux dirigeants de la Conjuration des Egaux
Juillet : Siège de Mantoue

Année 1797
14 janvier : Victoire de Rivoli
18 avril : Paix de Leoben
27 mai : Exécution de Babeuf
8 juillet : La République cisalpine est instituée.
4 septembre : Coup d'État du 18 fructidor an V.
17 octobre : Traité de Campo-Formio

Année 1798
6 février : le Directoire envoie Gaspard Monge à Rome
Février : La République romaine est proclamée.
Avril : La République helvétique est proclamée.
11 mai : Coup d'État du 22 floréal.
21 juillet : Bataille des Pyramides
1er août : Bataille d'Aboukir
Septembre : Loi Jourdan instituant le service militaire
12 octobre : Des révoltes éclatent en Belgique contre l'occupant français.
24 octobre : Les révoltes contre l'occupant français se généralisent en Belgique.
2 novembre : Des révoltes éclatent sur l'Île de Malte contre l'occupant français.
4 novembre : En Belgique, 8000 prêtres sont proscrits et déportés à cause des révoltes qui y font rage contre l'occupant français.
13 novembre : Les paysans belges révoltés contre l'occupant français prennent la ville de Diest, sous la direction d'Emmanuel Rollier.
4 décembre : Massacre de Hasselt perpétré par les troupes françaises et qui met fin à la révolte belge.
24 décembre : Alliance entre la Russie et la Grande-Bretagne

Année 1799

20 mai : Échec de Bonaparte devant Saint-Jean-d'Acre.
17 juin-19 juin : Bataille de Trébia (Souvorov bat les Français)
18 juin : Coup d'État du 30 prairial
24 août : Bonaparte quitte l'Égypte.
16 octobre : Arrivée de Bonaparte à Paris.
22 octobre : Les Russes se retirent de la coalition
9 novembre : Coup d'État du 18 Brumaire : fin du Directoire ; mise en place du Consulat
25 décembre : Mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII

26 décembre : Création du Conseil d'État.

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