Démocratie à Vaujours

José Da Silva - conseiller municipal du centre droit

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Infos générales

Déficit et dette publique

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Il m'arrive assez souvent d'entendre une certaine confusion entre dette publique et déficit de l'état; ce n'est pas exactement la même chose. Ceux qui connaissent le sujet n'apprendront rien dans cet article. Les autres, je les invite à me suivre:

Il y a bien longtemps que les dépenses de l’Etat sont supérieures à ses recettes. Ainsi, le budget fait apparaître un déficit de l'état. L’accumulation de ces déficits au cours des années constitue la dette de l’Etat. Pour 2010, les ressources nettes du le budget général de l’Etat (ses recettes) sont de 169 Md€ et ses charges nettes (ses dépenses) de 322 Md€. Le solde du budget général est donc négatif : -153 Md€. C’est ce qu’on appelle le déficit budgétaire. Les charges d’intérêt de la dette représentent 42,9 Md€ en 2009, soit presque autant que le produit de l'impôt sur le revenu.

Pour financer son déficit, l'État doit emprunter de l'argent sur les marchés financiers, et donc, s'endetter. Comme un particulier ou une entreprise, l'État fait appel à l'ensemble des instruments disponibles sur les marchés financiers afin d'emprunter dans les meilleures conditions. L'endettement peut être nécessaire pour financer des investissements : éducation, recherche, infrastructures…

Le seul poids de la dette publique représentera 13 % des dépenses du budget de l'État en 2010 (soit 1489 Milliards d'Euros en 2009).

2009 a été une année particulièrement difficile avec la crise et les mesures de soutien qui ont plombé le déficit budgétaire et alourdi la dette de la France. Quand on annonce que le déficit de l'état représente 7,5% du PIB, cela parait "audible". Par contre, si on dit trivialement que l'état dépense le double de ce qu'il gagne, c'est beaucoup plus difficile à entendre. Pourtant on parle de la même réalité: la dette que nous laissons à nos enfants.

Il me semble important d'avoir toujours ces chiffres à l'esprit quand on parle de politique, que ce soit au niveau local ou national.

Le tableau, ci-dessous vous donne l'évolution avec le déficit de l'état dans la colonne de droite.




Ci-dessous, la destination des dépenses de l'état où l'on peut voir les parts importantes consacrées à la défense et au remboursement de la dette.

 

 

 

Grenelle II : un test pour Jean-Louis Borloo

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«Je préfère la tempête au calme plat.» L'observateur avisé du Grenelle de l'environnement, qui prononce cette phrase, a de quoi être comblé. Depuis quelques jours, les questions d'environnement sont dans l'œil du cyclone. Et c'est la taxe carbone qui a cristallisé le ras-le-bol de la majorité. Muette depuis son recadrage du chef de l'État, le secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno est sortie hier de son silence. «Maintenant, il faut avancer, se retrousser les manches. Le désespoir ne peut être que provisoire et temporaire», a déclaré celle qui la semaine dernière s'était dite «désespérée» du report sine die de la taxe.

Son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et elle-même vont devoir effectivement faire face. Car le Grenelle II de l'environnement est à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale à partir du 4 mai. Ce texte est en fait la transcription des grandes orientations de la loi Grenelle I adoptée à la quasi-unanimité, à l'automne 2008. Il est pour l'heure discuté en commission. «Les parlementaires y travaillent d'arrache-pied», explique-t-on dans l'entourage du ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo. Pourtant l'impression domine que l'écologie est à nouveau passée au second plan. Chômage, désindustrialisation, remontée du vote FN sont redevenus les premiers sujets de préoccupation. Y compris à l'Élysée. Pour autant, «il n'est pas question de reculer sur le Grenelle. Le président est même proactif sur ce dossier», souligne-t-on à l'Élysée.

Débats moins consensuels ?

Dans la majorité, en revanche, certains parient sur des débats beaucoup plus nourris et bien moins consensuels que sur le Grenelle  I. «Il ne faudrait pas que l'inconfort actuel sur la taxe carbone étouffe les débats qu'il pourrait y avoir sur le Grenelle II», prévient le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton. De son côté, Jean-Louis Borloo est imperturbable : «C'est à chaque fois la même petite musique. Rappelez-vous ce que l'on disait sur la loi Grenelle I quand certains expliquaient que la gestion de la crise était la priorité.» Le ministre ajoute : «La droite est au contraire très offensive. L'examen de la loi Grenelle II, en commission, est en cours. Avez-vous entendu parler d'un seul problème ?»

En cas de problème, le soutien de l'Élysée ne sera peut-être pas aussi fort qu'il l'a été naguère. Après avoir été en première ligne sur les dossiers écologiques, après avoir signé le pacte de Nicolas Hulot en 2007 et reçu Cécile Duflot à l'Élysée au moment des élections européennes, le chef de l'État est soucieux d'apaiser la majorité. Or l'examen en séance du Grenelle II pourrait susciter des crispations sur l'utilisation des pesticides dans l'agriculture ou le respect de la biodiversité confronté aux projets de grandes infrastructures. Le rapport sur les éoliennes que vient de remettre Patrick Ollier, le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, en est l'illustration.

Alors même que la loi Grenelle I prévoit que l'énergie éolienne doit représenter 10% des énergies renouvelables à l'horizon 2020 contre seulement 2% actuellement, le rapport parlementaire propose de rendre encore plus contraignante la législation sur les installations de ces grands moulins à vent. «Nous sommes en contact permanent avec les parlementaires», faisait valoir hier le ministère du Développement durable.

 

Credit-defaut swap, cette monstruosité spéculative...

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Vous avez surement entendu parler d'attaques monétaires contre la Grèce et, plus généralement, contre la zone Euro.  Le credit-defaut swap (CDS) n'a de nouveau que le fait de se révéler au grand public (en pleine digestion des subprimes). Quelle est donc cette monstruosité?

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Le credit-defaut swap
Apparu dans les années 90, un marché complexe de transfert des risques s'est constitué autour des crédits aux entreprises et aux états. Ces contrats de protection contre les faillites reflètent l’estimation par les investisseurs du risque de défaut d’une société et sont transformés en titres de propriété cotés sur le marché financier. Une sorte de pari sur le risque d’autres parieurs. Concrètement le CDS met en présence un vendeur de protection et un acheteur, qui verse une prime au vendeur pour s’assurer contre la baisse de valeur d’un actif. La durée de ces contrats est de 3, 5, 7 ou 10 ans. Si jusqu’à l’échéance d’un CDS aucun incident n’intervient, le vendeur de protection aura encaissé les primes. Mais dans le cas contraire, il devra indemniser l’acheteur de protection des pertes subies selon les modalités prévues dans le contrat. Il s’agit d’une transaction non-financée : sans obligation pour le vendeur de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction. Celui-ci reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital. Depuis près de 10 ans, la dérégulation du crédit via les CDS a facilité la spéculation et la décorrélation des cours financiers avec l’économie réelle. En effet, la titrisation (ça vous rappelle quelque chose?) des CDS défausse le vendeur de toute responsabilité dès la vente de ses titres contrairement aux emprunts obligataires. On imagine la bombe à retardement que représentent ces 60000Mds $ d'encours...

La dette de la Grèce:
Pour les marchés, la dette est un « produit financier » comme un autre. Elle a un prix défini par une offre et une demande. Comme pour le baril de pétrole ou une action en Bourse. Dans le paragraphe précédent, on devine que le CDS est également un outil incitatif qui va permettre à un acheteur potentiel d'acquérir des obligations (prêter de l'argent, donc) avec une assurance qui doit couvrir la défaillance de l'emprunteur. Pour simplifier à l'extrême:
1) le prêteur recherche les obligations (emprunts d'état) qui offrent un bon rendement ainsi qu'un assureur (par les CDS) qui va lui garantir le remboursement.
2) l'état qui émet les obligations, a besoin d'emprunter au taux le plus bas possible pour ne pas alourdir ses remboursements et sa dette.
3) l'assureur ajuste le montant des primes à verser par le prêteur en fonction du risque (disons la solvabilité du prêteur).
3) les agences de notation se proposent d'aider se petit monde en notant les emprunteurs.

Donc, si la Grèce se retrouve classée comme "payeur en difficulté", c'est à dire mal notée, les valeurs des CDS vont monter pour couvrir le risque. L'emprunteur va devoir augmenter le taux de ses obligations et s'endett er davantage pour attirer les prêteurs hésitants sur le risque et le montant des assurances, etc. Quand on lit que la Grèce est plus mal notée que le Maroc (4x) et qu e le Liban (2X) avec plusieurs pays de la zone Euro dans le même cas, on peut commencer à se poser des questions.

Les agences de notation:
Trois agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, distribuent des notes à la terre entière. Leur rôle est d’évaluer la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes. Aucun produit financier ne leur échappe : aussi bien les obligation émises par Nestlé que les produits structurés montés par les banques, de même que que les fonds levés par les États. Leurs alertes sur les dettes publiques sont en train de faire tomber la Grèce et vaciller le Portugal et l’Espagne. On peut s’interroger sur leur rôle de déclencheur de panique ou d’amplificateur de la crise, d’autant que ce sont ces mêmes agences qui ont construit la bombe des subprimes à l’origine de la crise financière en 2008.

Les intrigues politico-financières vont bon train entre de possibles attaques outre-atlantique ou, mieux, des manoeuvres Européennes visant à établir un gouvernement économique des 27 pays de la zone (avec la création d'un impôt).

Sources:
http://www.nouveleconomiste.fr
http://www.liberation.fr/
http://www.mecanopolis.org
divers
 

Bonne année 2010

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Voilà 2 ans que je siège au conseil municipal avec Christine Daenen et Marc Garnier.

Même si nous n'avons pu empêcher des erreurs de la majorité, telles que certaines dépenses démesurées, je me réjouis de voir s'améliorer les échanges entre les différents groupes du conseil municipal. Nicolas Sarkozy a raison de dire: "Respectons-nous les uns les autres, faisons l'effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent". Au fond, si la Démocratie a surtout besoin de vertu, elle a aussi besoin de dialogue.

En 2010, je poursuivrai mon travail d'élu de proximité: présence constructive et attentive au conseil municipal, participation aux événements communaux et animation de mon blog.

En cette période de crise, chaque euro doit être dépensé avec beaucoup d'attention: c'est une question de respect.

Permettez-moi de vous souhaiter, ainsi qu'à vos proches, une très bonne année 2010 : bonheur, santé et réussite.

 

Copenhague et ses promesses

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Copenhague, c'est la dure confrontation avec la réalité ou, pour être plus précis, les réalités de chacun: limitation à 2°C de la hausse de la température et quelques vagues promesses d’aide financière aux pays en développement dans leur lutte contre le réchauffement climatique. Aucun engagement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Voilà ce qui est sorti de ce sommet à 192 pays.
Le pire a été évité grace à un accord signé en coulisse par une sorte de G20 (composé des plus gros pollueurs de la planète) qui appelle les pays industrialisés et les pays en développement à affirmer leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre par écrit d'ici à la fin janvier, avec des mécanismes transparents sur la mise en oeuvre. On peut se féliciter de la détermination Française et Européenne dans ce combat pour l'avenir mais nos industriels pourront-ils s'imposer des objectifs contraignants pendant que les autres pays continuent leur quête de croissance? Avons nous un meilleur choix dans ce monde voué à devenir irrespirable pour nos enfants...

 


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